Squatteurs expulsés: «Une victoire pour Maryvonne et pour tous les propriétaires»

JUSTICE Le tribunal de Rennes  vient d’ordonner, ce vendredi, l’expulsion immédiate des squatteurs de la maison de cette Rennaise de 83 ans…

Jérôme Gicquel

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Pierre, fils de Maryvonne Thamin, devant la maison de sa maman occupée depuis 18 mois par des squatteurs.
Pierre, fils de Maryvonne Thamin, devant la maison de sa maman occupée depuis 18 mois par des squatteurs. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« C’est une victoire pour Maryvonne mais aussi pour tous les propriétaires. Cette décision du tribunal vient rappeler qu’en France, le droit de la propriété prime sur la force ». A l’annonce de la décision de justice ordonnant l’expulsion immédiate des squatteurs qui occupent depuis 18 mois la maison de cette octogénaire à Rennes, Maître Philippe Billaud ne cache pas sa joie.

« Si la requête était rejetée, Maryvonne n’attendait plus rien de la vie, elle se serait laissée partir », a indiqué l’avocat de la vieille dame, absente ce vendredi matin au tribunal. « Elle était très inquiète ce matin quand je l’ai eu au téléphone. Elle pensait venir mais son état de santé ne le permettait pas », a souligné Maître Billaud.

Les squatteurs ont déjà quitté la maison

Dans sa décision, le tribunal a supprimé le délai de deux mois sollicité par la défense « non pas au motif d’une voie de fait mais en raison de l’état de délabrement de la maison, pour la propre sécurité des occupants ».

Stéphanie Peltier, avocate des squatteurs avait rappelé vendredi dernier lors de l’audience que ses clients s’étaient dits prêts à quitter les lieux dès qu’une décision de justice serait prise. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas attendu la décision pour quitter le domicile de la vieille dame il y a quelques jours. Un huissier est désormais attendu sur place dans la journée. En l'absence des occupants, « la reprise des lieux » par la force publique pourrait avoir lieu « en début de semaine prochaine », précise-t-on à la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Une proposition de loi pour faire changer la loi Dalo

Lors de l'audience la semaine dernière, Maître Billaud avait incriminé la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) qui ne laisse que 48 heures à un propriétaire pour demander à la police de faire évacuer des squatteurs, après quoi il doit s'en remettre à une décision de justice.

Suite à cette affaire très médiatisée, le député UMP Julien Aubert a déposé la semaine dernière une proposition de loi prévoyant la création d'un « délit d'occupation sans droit ni titre », qui serait sanctionné d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.