Affaire Estelle Mouzin: Monique Olivier, l'ex-femme de Fourniret, entendue

ENQUETE Monique Olivier aurait avoué à ses co-détenues avoir fourni à son ex-mari un alibi pour le 9 janvier 2003, jour de la disparition d’Estelle Mouzin...

Camille Allain

— 

Monique Olivier
Monique Olivier — François Nascimbeni / AFP

Décidément, Rennes abrite les plus gros feuilletons judiciaires ces derniers jours. Après le délibéré rendu lundi dans l’affaire de Zyed et Bouna puis l’ouverture de l’acte 3 du procès Outreau mardi, la capitale bretonne est également le théâtre d’un rebondissement dans la disparition d'Estelle Mouzin.

Détenue à la prison des femmes de Rennes, l'ex-épouse de Michel Fourniret, Monique Olivier, a été entendue par les enquêteurs selon une information révélée par France Info et Ouest-FranceUne information confirmée à 20 Minutes par une source policière. C’est la police judiciaire de Versailles, en charge de l'enquête sur Estelle Mouzin, qui mène les interrogatoires dans les locaux de la PJ de Rennes.

La piste relancée

Monique Olivier aurait avoué à ses co-détenues avoir menti à la police et fourni à son ex-mari un alibi pour le 9 janvier 2003, jour de la disparition d’Estelle Mouzin. La petite fille, alors âgée de 9 ans, avait disparu à Guermantes (Seine-et-Marne). Son corps n’a jamais été retrouvé. Ouest-France évoque de son côté « des révélations à faire sur des agissements inconnus de son ex-mari ».

Deux autres détenues entendues

S’il a déjà avoué neuf meurtres pour lesquels il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, Michel Fourniret a toujours nié être lié à la disparition d’Estelle Mouzin. Des expertises menées confirmaient d’ailleurs ses propos. Monique Olivier avait à l’époque affirmé que son ex-mari était présent à leur domicile en Belgique au moment de la disparition. L’épouse a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de meurtre.

Deux détenues de la prison de Rennes ont également été entendues par la police judiciaire de Versailles, selon France Info.