Rennes: Les occupants de la maison de Maryvonne se défendent «d'être des ordures»

POLEMIQUE Le tribunal doit rendre sa décision vendredi sur l'occupation de la maison de l'octogénaire...

Camille Allain

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L'avocate des occupants et un policier avaient pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon.
L'avocate des occupants et un policier avaient pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils ont finalement accepté de témoigner. Après avoir envoyé un communiqué puis l’avoir lu à haute voix dans une vidéo, quatre occupants de la maison de Maryvonne ont rencontré des journalistes de FranceTV Info. A deux jours de l’audience au tribunal qui prononcera ou non l’expulsion, les squatteurs affirment «qu’on a essayé de (les) faire passer pour des ordures, de monter un buzz contre des pauvres qui s’organisent», rapporte le site de France Télévision.

Des travailleurs précaires, des étudiants

Depuis un mois, le sujet agite le pays. Maryvonne, Rennaise de 83 ans, ne peut pas regagner sa maison qu’elle a délaissée depuis des années, pour vivre chez son compagnon. Depuis le décès de ce dernier, la vieille dame souhaite réintégrer sa maison de la rue de Châtillon à Rennes, squattée depuis un an et demi par une quinzaine de personnes. Alertée par la ville, Maryvonne n’a jamais fait les démarches nécessaires pour faire évacuer sa maison.

Et si le cas de Maryvonne faisait changer la loi

Etudiant, travailleur précaire ou intérimaire, les jeunes occupants de la maison se défendent aujourd’hui d’être «des marginaux». «Parmi nous, personne ne touche le RSA, nous sommes trop jeunes», explique Benji, l’un des occupants. Comme dans leur communiqué, les squatteurs se défendent d’avoir délogé Maryvonne et expliquent «avoir remis la maison en état». «Sur les pots d'épices, dans la cuisine, tous les prix étaient en francs », a confié Damien à FranceTV Info.

La décision attendue vendredi

Vendredi, le tribunal devra statuer sur la légalité de l’occupation. Les occupants ont déjà fait savoir qu'ils «ne contesteront pas la décision de la justice, mais ne céderont ni aux menaces ni aux intimidations».