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JUSTICEMort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois : Les deux policiers mis en cause relaxés à Rennes

Mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois : Les deux policiers mis en cause relaxés à Rennes

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Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions de la procureure en disculpant les deux agents dans le drame qui avait embrasé les banlieues françaises…
Les portraits de Zyed Benna et Bouna Traoré, sur une photo géante à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006
Les portraits de Zyed Benna et Bouna Traoré, sur une photo géante à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006 - Olivier Laban-Mattei AFP
Jérôme Gicquel

Jérôme Gicquel

Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé ce lundi après-midi les deux policiers poursuivis pour non-assistance en danger après le drame de Clichy-sous-Bois où deux adolescents avaient trouvé la mort dans un transformateur électrique le 27 octobre 2005. Le drame avait enflammé les banlieues françaises pendant plus de trois semaines.



«On n'apaise pas la douleur par une injustice»

Avant de rendre son jugement, le président du tribunal a tenu à rappeler les règles de droit appliquées ainsi que le code de déontologie de la police. La relaxe a ensuite été prononcée, en présence des familles des victimes et des deux policiers prévenus.

« «Le Tribunal considère que l'opération de police a légitimement consisté en un déploiement proportionné de moyens». #ZyedetBouna — Juan Branco (@anatolium) 18 Mai 2015 »

Le tribunal a notamment jugé que la policière présente au standard ce jour-là «ne pouvait pas avoir conscience du danger encouru». Lors de l'audience, elle avait juré «ne pas savoir ce qu'était un site EDF» et «pensait plus à un site administratif qu’à une centrale électrique».

« Pour le président, la prévenue ne connaissait pas les lieux et n'était pas formée...Elle ne pouvait pas savoir. #ZyedetBouna — Sihame Assbague (@s_assbague) 18 Mai 2015 »

Le tribunal a finalement suivi les réquisitions de la procureure Delphine Dewailly qui avait demandé le 19 mars dernier le non-lieu pour les deux fonctionnaires, comme l'avait fait systématiquement avant elle le ministère public tout au long de dix années de procédures judiciaires. «Il n'y a pas lieu d'entrer en voie de condamnation. On n'apaise pas la douleur d'un drame par une injustice», avait-elle indiqué lors de ses réquisitions.

La décision du tribunal correctionnel de Rennes vient clore une affaire vieille de près de dix ans car les familles des victimes ne pourront pas faire appel.

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