Rennes: Les salariés de Guillaume Régnier dénoncent les conditions d’accueil des patients

SOCIAL Le syndicat Sud Santé-Sociaux de l’hôpital psychiatrique a mené une action ce lundi sur la place de la mairie…

Jérôme Gicquel

— 

Une trentaine de salariés de Guillaume Régnier a manifesté ce lundi sur la place de la Mairie.
Une trentaine de salariés de Guillaume Régnier a manifesté ce lundi sur la place de la Mairie. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Le conflit opposant la direction et les syndicats du centre hospitalier Guillaume Régnier sur les mesures budgétaires annoncées reste toujours bien vivace. Ce lundi midi, une trentaine de salariés de l’établissement psychiatrique a répondu à l’appel du syndicat Sud Santé-Sociaux pour une action sur la place de l’Hôtel de ville. Munis de banderoles et de pancartes, ils entendent alerter la population sur les conditions d’accueil des patients.

«Depuis plusieurs années, la situation s’est nettement détériorée. Dans chaque unité, les trois personnels soignants doivent désormais s’occuper de 25 patients, alors que 20 c’est déjà le maximum. Résultat, on ne prend plus le temps d’écouter ces personnes qui sont en souffrance», dénonce Jacques Meny, délégué syndical Sud de Guillaume Régnier. Les manifestants ont ensuite poursuivi leur action en début d’après-midi en filtrant les entrées au sein de l’établissement.

«Un cadre budgétaire contraint» selon la direction

En plus du manque de personnel, les salariés critiquent également «la suppression drastique du nombre de lits». «Certains patients attendent des fois toute une journée sur une chaise avant qu’un lit se libère. On est même obligés d’en renvoyer certains chez eux, avec le risque de suicide que cela engendre», poursuit Jacques Meny, qui réclame «l’ouverture d’une nouvelle unité de 20 lits» dans les plus brefs délais.

Pour justifier son plan d’économies, la direction de Guillaume Régnier évoque quant à elle «le cadre budgétaire national et régional très contraint». Ce plan se traduira notamment par «le passage de 20 à 15 jours de RTT», «l’instauration d’un système de notation des agents» ainsi que «le gel provisoire du pool d’établissement de jour». Aucune nouvelle négociation n’est prévue entre la direction et le syndicat. «Le dialogue est rompu. Nous n’arrivons plus à négocier avec ce directeur», témoigne un salarié.