Bugaled Breizh: Les familles des victimes retiennent leur souffle

JUSTICE La cour d'appel de Rennes se prononcera sur le non-lieu mercredi...

C.A. avec AFP

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L'épave du chalutier Bugaled Breizh, le 13 juillet 2004
L'épave du chalutier Bugaled Breizh, le 13 juillet 2004 — Fred Tanneau AFP

On a beaucoup parlé de l'audience de la dernière chance pour les familles des victimes du Bugaled Breizh. Mercredi, la justice rendra sa décision sur l'appel déposé par les familles des cinq marins, morts dans le naufrage du Bugaled Breizh en janvier 2004. Les juges d'instruction avaient prononcé une ordonnance de non-lieu il y a un an.

Lors de l'audience en mars, l'avocat général Pascal Bougy avait douché les derniers espoirs des familles en demandant la confirmation du non-lieu. Ces derniers continuent de croire que le Bugaled Breizh, immatriculé au Guilvinec (Finistère), a été envoyé par le fond par un sous-marin qui se serait pris dans ses filets.

Le secret défense perturbe l'enquête

Des manœuvres internationales avec des sous-marins de diverses nationalités, y compris français, se déroulaient dans la zone où le chalutier était en train de pêcher au moment de l'accident le 15 janvier 2004, au sud-ouest de l'Angleterre. Close le 3 juillet 2013, l'instruction du dossier, qui s'est plusieurs fois heurtée au secret défense, n'a pas validé cette thèse, au grand dam des proches des victimes.

Lors de l'audience en mars, les avocats des familles avaient dénoncé un dossier «placé sous le signe du mensonge par action et par omission».

«On ne peut pas continuer indéfiniment»

L'avocat général avait reconnu que l'hypothèse du sous-marin était plausible. Mais qu'il fallait «avoir le courage de dire qu'on ne peut pas continuer indéfiniment une enquête quand on a la certitude qu'il n'y a plus la moindre chance de prouver quoi que ce soit».

Si le non-lieu était confirmé, les avocats des familles envisagent de saisir la cour de Cassation et la cour européenne des droits de l'homme. Le marathon judiciaire n'est pas encore terminé.