LNH: Cesson-Rennes a foi en Kévin Bonnefoi

Handball Le jeune gardien des Irréductibles a plus que compensé l'absence de Mickaël Robin...

Jeremy Goujon
— 
Le gardien cessonnais Kévin Bonnefoi a écœuré les tireurs adverses, lors de ses dernières sorties.
Le gardien cessonnais Kévin Bonnefoi a écœuré les tireurs adverses, lors de ses dernières sorties. — P. Riou / Cesson-Rennes Métropole HB

La deuxième partie de saison du Cesson-Rennes Métropole HB, en déplacement mercredi à Créteil (20 h) pour la reprise de la LNH, aura été marquée du sceau des blessures.

Et un, et deux, et trois grands blessés

Il y eut d’abord celle de Romain Briffe, victime d’un enfoncement du sinus frontal le 5 mars, mais de retour dans le groupe demain soir. Puis la rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche de Mickaël Robin, en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Et enfin, la gêne récurrente ressentie à la cheville par Michele Skatar. L’arrière droit italo-croate a dû se résoudre à l’opération, lundi, et manquera donc les derniers matchs de championnat.

Au milieu de cette grisaille, le rayon de soleil est venu de Kévin Bonnefoi. Le jeune gardien (23 ans) a ainsi parfaitement assuré l’intérim de Robin, l’habituel titulaire dans les cages. Après ses onze parades à Toulouse (1er avril), le Cessonnais est monté en puissance contre Chambéry et Dunkerque (respectivement quatorze et quinze «stops»), avec un pourcentage d’arrêts assez phénoménal (43% en moyenne).

Son «arrêt de la gagne» à Chambéry (à partir de 0'39)

Le seul joueur recruté par l'actuel entraîneur

«Il a su garder le niveau de performance à son poste, mais je n’en doutais pas, affirme le coach des Irréductibles, Yérime Sylla. C’est pour ça que je n’ai pas écouté tous les agents qui souhaitaient me vendre des gardiens. Kévin étant la seule recrue que j’ai faite [les autres arrivées avaient été négociées par David Christmann], j’estimais qu’il était capable de tenir le rôle. Il m’a quand même surpris, car je ne le pensais pas prêt aussi vite.»

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, «il sera certainement difficile pour Mickaël Robin de récupérer» sa place de n°1. «C’est le jeu. Et puis, on ne revient pas des croisés comme on revient de chez sa grand-mère (sic)», renchérit Sylla. Lequel croit plus que jamais en Bonnefoi.