Rennes: Les occupants de la maison de Maryvonne dénoncent «un flot de mensonges»

POLEMIQUE Les occupants se défendent d'avoir délogé la vieille dame de son logement...

Camille Allain

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La maison de Maryvonne Thamin rue de Châtillon à Rennes, squattée légalement depuis 18 mois.
La maison de Maryvonne Thamin rue de Châtillon à Rennes, squattée légalement depuis 18 mois. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une semaine après la révélation de l'occupation de la maison de Maryvonne rue de Châtillon à Rennes, les occupants s'expriment pour la première fois, dans un communiqué diffusé sur Internet afin «de clarifier la situation et d'arrêter le flot de mensonges». 

Inhabitable pour une personne âgée

Les occupants assurent que lors de leur arrivée il y a 18 mois, «la maison était clairement inhabitable, surtout pour une personne âgée», décrivant «un système électrique gravement endommagé, des fuites dans la plomberie et dans la toiture ayant entraîné une dégradation de l'isolation du toit et un affaissement du plancher du rez-de-chaussée, l'évacuation des sanitaires hors service, la rétention d'ordures dans certaines pièces et des vitres brisées». Une version confirmée par leur avocate qui a visité les lieux dimanche, en marge d'une manifestation.

Retrouvez l'histoire de Maryvonne par ici

Les occupants, qui seraient au nombre d'une quinzaine, assurent avoir «rénové, réparé, restauré, décrassé» la maison «afin d'y vivre dans des conditions décentes». Les nouveaux résidents expliquent être «saisonniers, étudiants ou chômeurs» et «partager une situation de grande précarité» qui ne leur permet pas de louer un appartement. Les occupants expliquent également que leur présence a été signalée «dès leur arrivée» mais n'avoir «à ce jour aucune nouvelle d'un huissier ou du tribunal». 

«Nous n'avons pas commis de violation de domicile»

Lundi, l'avocat de la vieille dame a annoncé avoir lancé la procédure d'ordonnance d'expulsion auprès du tribunal. Le préfet a quant à lui rappelé qu'il ne disposait «d'aucune base juridique» pour procéder à l'évacuation. Maître Billaud, défenseur de la vieille dame, a également porté plainte pour violation de domicile, ce que réfutent les occupants. «Le 94 rue de Châtillon n'est pas le domicile principal de Maryvonne. Nous n'avons pas commis de violation de domicile dans cette maison à l'abandon dans un quartier en proie à la spéculation immobilière».

Les occupants ajoutent qu'ils «ne contesteront pas la décision de la justice, mais ne céderont ni aux menaces ni aux intimidations». Le tribunal devrait agir en référé afin d'accélérer la procédure.