VIDEO. Rennes: L'avocat de l'octogénaire a porté plainte contre les occupants de la maison squattée

POLEMIQUE Le tribunal devra se prononcer sur l'expulsion des occupants de la maison de la rue de Châtillon...

Camille Allain

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Dimanche 3 mai, l'avocate des occupants et un policier ont pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon à Rennes.
Dimanche 3 mai, l'avocate des occupants et un policier ont pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Au lendemain d'une journée sous haute tension aux abords de la maison de Maryvonne, l'avocat de l'octogénaire a annoncé avoir saisi le tribunal ce lundi pour demander une ordonnance d'expulsion en référé et ainsi accélérer la procédure. Maître Philippe Billaud, qui défend la vieille dame, a également annoncé avoir porté plainte pour violation de domicile et entend demander réparation pour «le saccage du logement».

Philippe Billaud évoque également une tentative de sortie de crise à l'amiable, envisagée avec la défense des occupants. Leur avocate a d'ailleurs pu pénétrer dans la maison dimanche en compagnie d'un officier de police. «Nous avons rencontré deux personnes qui déclarent habiter là depuis un mois et nous ont fourni les preuves», expliquait leur avocate à l'issue de la visite.

«Elle veut juste récupérer sa maison»

Depuis près d'une semaine, l'histoire de Maryvonne a fait le tour du pays. Cette retraitée âgée de 83 ans est propriétaire d'une maison rue de Châtillon à Rennes, squattée à plusieurs reprises depuis 18 mois. En effet, la vieille dame n'a pas dénoncé l'occupation de sa maison dans les 48 heures malgré les courriers d'alerte envoyés par la ville. Après le décès de son compagnon chez qui elle vivait jusqu'ici, Maryvonne ne peut aujourd'hui plus revenir «chez elle» sous peine de violation de domicile, conformément à une loi votée en 2007. «Elle veut juste récupérer sa maison», lâchait dimanche son fils Pierre, très éprouvé par la situation.

Dimanche, la retraitée a reçu le soutien d'une poignée de Bonnets Rouges. Des militants d'extrême droite avaient également manifesté quelques jours plus tôt devant la maison. Un appel à manifester vendredi a d'ailleurs été lancé par un mouvement appelé Collectif pour Maryvonne.