La métropole rennaise a connu un épisode record de neuf jours consécutifs de pollution en mars 2015.
La métropole rennaise a connu un épisode record de neuf jours consécutifs de pollution en mars 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

ENVIRONNEMENT

Rennes: La vitesse sera abaissée de 20 km/h sur la rocade pour limiter la pollution

Cette mesure, réclamée par la maire de Rennes et applicable en septembre, doit permettre d’améliorer la qualité de l’air…

A partir de septembre, les automobilistes devront lever le pied sur la rocade rennaise. Patrick Strzoda, préfet d’Ille-et-Vilaine, vient en effet de répondre positivement à la demande de Nathalie Appéré, maire socialiste de Rennes, qui réclamait la réduction de la vitesse maximale sur la rocade. La vitesse autorisée sera ainsi réduite à 70km/h au lieu de 90 aujourd'hui. «Réduire la vitesse à 80 km/h comme cela avait été demandé n’aurait pas eu d’impact significatif. De plus, on résonne toujours en chiffres impairs en ce qui concerne les limitations de vitesse», justifie le préfet d’Ille-et-Vilaine. 

La portion limitée à 110 km/h au nord et à l'est de la capitale bretonne sera quant à elle réduite à 90km/h. Cette mesure fera l’objet d’une expérimentation d’un an qui débutera dès le mois de septembre. «Nous ferons alors le point pour voir si cette mesure a eu un impact sur la pollution, la fluidité du trafic, le niveau du bruit et sur la sécurité routière», précise Patrick Strzoda. Une étude pour limiter également la vitesse sur certaines pénétrantes rejoignant la rocade est également en cours.

Réduire les embouteillages

Déjà testée à Paris, Nantes, Toulouse ou Lyon, la réduction de la vitesse devrait permettre de diminuer les embouteillages quasi quotidiens sur la rocade. Mais c’est surtout l’amélioration de la qualité de l’air qui est recherchée à travers cette mesure. Fin mars, la capitale bretonne a connu un épisode record de neuf jours consécutifs de pollution aux particules fines, principalement émises par les moteurs Diesel. «Cette mesure ne va pas être forcément très populaire mais nous prenons nos responsabilités et avons décidé de ne pas faire l’autruche sur ces questions de pollution», assure Nathalie Appéré, maire de Rennes. Dans l'agglomération rennaise, le trafic routier est ainsi responsable de 45% des émissions de particules fines et de 70% des émissions de dioxyde de carbone.

Pour améliorer le qualité de l'air, Rennes Métropole a par ailleurs annoncé que les transports en commun seront gratuits à chaque pic de pollution. Pour que la mesure soit mise en oeuvre, il faudra que l’épisode de pollution soit prolongé (48 heures et plus) et que la concentration des particules fines dans l’air dépasse les 80 microgrammes par m3. La gratuité avait déjà été mise en place dans la capitale bretonne du 31 décembre 2014 au 2 janvier 2015.