VIDEO. Rennes: La tension monte autour de la maison squattée de l'octogénaire

FAITS DIVERS La propriétaire de la maison ne peut pas regagner son domicile légalement occupé des squatteurs... 

Camille Allain

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L'avocate des occupants et un policier ont pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon.
L'avocate des occupants et un policier ont pu pénétrer dans la maison de Maryvonne, rue de Châtillon. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

En quelques jours, l'histoire révélée par Ouest-France aura fait le tour de la France. Maryvonne, retraitée de 83 ans propriétaire d'une maison rue de Châtillon à Rennes, ne peut pas regagner son domicile. Et pour cause. Depuis 18 mois, des squatteurs ont investi sa propriété, sans en être délogés. Partie vivre chez son compagnon, aujourd'hui décédé, Maryvonne ne peut donc pas retourner chez elle, sans quoi elle serait accusée de violation de domicile.

Des Bonnets Rouges devant la maison

Dimanche, l'affaire a pris un tournant politique. Réunie devant la maison, une trentaine de Bonnets Rouges a manifesté son soutien à la retraitée, nécessitant un encadrement des forces de police. La porte vitrée a été cassée et des dégradations constatées. «Les manifestants nous ont expliqués qu'une quinzaine d'individus cagoulés et armés de batte de base-ball avaient rejoint l'intérieur de la maison», explique le commissaire de police présent sur les lieux.

Pierre Thamin, fils de l'octogénaire dont la maison est squattée à Rennes, s'entretient avec des Bonnets Rouges. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

 

Accompagné de l'avocate des occupants de la maison, l'officier a alors pénétré dans la propriété pour constater que seules deux personnes étaient présentes. «C'est ignoble cette situation. Si je n'étais pas présent pour l'aider, ma maman ne serait plus là. Elle ne mange plus. C'est sa maison, c'est elle qui l'a achetée et elle ne peut pas y revenir», s'énerve Pierre, son fils, très remonté. Depuis 2007, un propriétaire doit porter plainte moins de 48 heures après l'occupation du domicile.

La retraitée était prévenue

Face à lui, l'avocate tente de raisonner. «On ne fait pas la justice soi-même. Vous n'avez qu'à saisir le tribunal et l'expulsion vous l'aurez», a répondu Me Peltier, qui défend les occupants. L'avocat de Maryvonne devrait effectuer les démarches lundi auprès du tribunal. La ville de Rennes se défend de son côté, assurant que la retraitée a été plusieurs fois informée de l'occupation de sa maison.