Retour sur la page d'accueil 20 Minutes
ECONOMIERennes: L'institut de recherche B-Com planche sur le numérique de demain

Rennes: L'institut de recherche B-Com planche sur le numérique de demain

ECONOMIE
L'IRT a emménagé dans la ZAC des Champs Blancs à Cesson-Sévigné
Le bâtiment de 6.000 m² de l'IRT B-Com est un immense open-space.
Le bâtiment de 6.000 m² de l'IRT B-Com est un immense open-space. - C. Allain / APEI / 20 Minutes
Camille Allain

Camille Allain

«Tout a été très vite. Il y a deux ans, notre premier salarié squattait un bureau avec une pile de dossiers à traiter. Aujourd’hui, on a déjà déposé 20 brevets, on a 68 logiciels à notre catalogue, et 200 personnes qui travaillent sur place». Directeur de l’institut de recherche technologique (IRT) B-Com, Vincent Marcatté peut savourer. En deux ans, le laboratoire créé dans le cadre du programme Investissements d’avenir du Gouvernement a su trouver sa vocation. Preuve de cette réussite, l’IRT inaugurait mercredi son nouveau quartier général de 6 000 m² dans la Zac des Champs Blancs à Cesson-Sévigné où il a emménagé en janvier.

La 3D sans lunette

E-santé, cybersécurité, ultra haute-définition, réseau 5G... Issus du monde privé (Thomson, Astellia), du public (Orange) ou des universités, les ingénieurs de B-Com planchent aujourd’hui sur les usages de demain. «Nous travaillons d’un côté sur les formats immersifs et le son audio spatialisé mais nous réfléchissons aussi aux formats de compression qui sortiront dans cinq ans afin de pouvoir utiliser ces données au quotidien», explique Jean-Yves Aubié, chef de projet à B-Com.

Dans le domaine de la e-santé, les ingénieurs planchent également sur les moyens d'envoyer les fichiers des patients comme les images de scanner de manière sécurisée. «Aussi étrange que cela puisse paraître, aujourd'hui ça se fait par CD», glisse le directeur Vincent Marcatté.

Les ingénieurs de l'IRT B-Com planchent sur le format vidéo ultra haute-définition. - C. Allain / APEI / 20 Minutes


Grâce au travail de ces «geeks», vous pourrez peut-être bientôt profiter de la 3D sans lunette ou encore d’un réseau téléphonique ultra-rapide. Financé à 50% par l’Etat et à 50% par le privé, l’IRT a déjà commencé à vendre certains de ses logiciels à l’international. «On aimerait que la part publique descende à 30% d'ici 2019», souffle le directeur.

Salle de cinéma et salle de sport

Pour attirer d’autres investisseurs privés et faire grossir son chiffre d'affaires, B-Com mise d'ailleurs sur son bâtiment flambant neuf. Une terrasse de 300 m² au cinquième étage, une salle de sport, une salle de cinéma ultra haute-définition et même une immense salle de tournage sont ou seront bientôt à disposition des salariés. Aujourd'hui 80 des 200 personnes travaillant sur le site sont salariées de B-Com. Les 120 autres sont mises à disposition par des sociétés privées ou les universités.

Sujets liés