Stade Rennais: Romain Danzé «peut facilement battre mon record», estime Yves Boutet

Football Le capitaine des Rouge et Noir va disputer son 300e match avec le SRFC, continuant ainsi de se rapprocher du vainqueur de la Coupe de France 1965...

Jeremy Goujon

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Romain Danzé, lors de Rennes-Lorient en novembre 2014, match dont le coup d'envoi avait été donné par Yves Boutet.
Romain Danzé, lors de Rennes-Lorient en novembre 2014, match dont le coup d'envoi avait été donné par Yves Boutet. — P. Minier / Ouest Médias / Sipa

Sixième joueur le plus capé de l’histoire du Stade Rennais, Romain Danzé devrait atteindre un nouveau cap, samedi à Montpellier (20 h). Le latéral droit s’apprête en effet à disputer son 300e match officiel sous les couleurs rouge et noir.

Une fidélité à toute épreuve

«Il doit être très satisfait, pense Yves Boutet, recordman des apparitions avec l’escouade bretillienne (394). En plus, c’est un Breton. Ce qui est très bon, puisqu’il y en a tellement peu maintenant dans l’équipe. Ses qualités ? La sobriété, le sérieux. Ce qu’on demande à un bon défenseur, c’est de ne pas en rajouter.»

Depuis ses débuts professionnels, le 24 octobre 2006 à Lille, «La Danze» est restée fidèle à son club formateur. Un attachement devenu rare dans le milieu du foot, notamment au SRFC. Où la «Breizh touch» s’est également évaporée au fil des années. «Le problème avec François Pinault, c’est qu’il ne s’est pas occupé personnellement du club, constate Boutet. Il semblerait que René Ruello ait l’envie de ramener cet esprit bretonnant. Est-ce qu’il le fera ? Ça, c’est autre chose…»

Bouter Boutet ne dérangerait pas l'intéressé

En attendant un éventuel retour des Didot et autre Gourcuff, la figure de proue bretonne à Rennes se nomme Romain Danzé. Le défenseur, porteur du n°29 relatif à son Finistère natal, carbure en moyenne à 39 rencontres par saison depuis 2008-2009. A bientôt… 29 ans (le 3 juillet), il peut donc «facilement battre [mon] record», estime Yves Boutet.

Si cela devait se produire, le vainqueur de la Coupe de France, «premier Breton, et surtout premier Rennais [en tant que capitaine], à soulever le trophée» en 1965, ne s’en offusquerait «absolument pas. Au contraire, je serais le premier à le féliciter. Il le mérite. Il y a des joueurs que je n’aime pas, mais lui, je l’aime bien... parce qu'il est Breton. Je suis chauvin (rires).»