Rennes: Des moutons et des chèvres s’inscrivent au lycée

ENVIRONNEMENT La région Bretagne va tester l’éco-pâturage dans deux établissements scolaires…

Camille Allain

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Une vingtaine de moutons avranchins a élu domicile dans le lycée Pierre Mendès-France à Rennes.
Une vingtaine de moutons avranchins a élu domicile dans le lycée Pierre Mendès-France à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Après deux semaines de vacances, les élèves des lycées rennais Victor et Hélène Basch et Pierre Mendès-France ont eu la surprise de découvrir de nouveaux camarades dans leur établissement. Depuis quelques jours, des moutons avranchins sont inscrits dans les deux lycées. Leur mission? Remplacer les tondeuses en entretenant les espaces verts des établissements. «Nous avons environ 400 hectares d’espaces verts dans nos 116 lycées à entretenir au quotidien. Tous les lieux ne sont pas adaptés mais on voit vite le potentiel que l’éco-pâturage représente pour l’environnement», explique Marie-Pierre Rouger, vice-présidente du conseil régional en charge des lycées.

Engagée sur le plan environnemental, la Bretagne s’est déjà lancée dans une démarche «zéro phyto» visant à réduire l’utilisation des produits chimiques dans le traitement des espaces verts. «Il y a une volonté politique derrière l’éco-pâturage mais aussi des vertus pédagogiques. On ne veut pas seulement remplacer les tondeuses mais retrouver une gestion plus naturelle des sites. On n’a plus l’habitude de voir des animaux en ville», poursuit l’élue.

Voir comment les élèves réagissent

Une vingtaine de moutons d’Ouessant, épaulés par des chèvres des fossés pour les parcelles les plus broussailleuses, ont donc élu domicile au lycée Victor et Hélène Basch depuis vendredi. Ils auront trois hectares à entretenir d’ici le mois d’octobre. «Nous allons regarder comment les élèves réagissent. On les a prévenus il y a deux mois et ils semblaient enthousiastes». Plus petit, le lycée Victor et Hélène Basch n’aura besoin que de trois à quatre moutons.

Menée par la société Dervenn, basée à Mouazé, au nord de Rennes, l’expérience pourrait être élargie à d’autres établissements en cas de succès. La ville de Rennes a également entrepris une démarche similaire, notamment dans le parc du Landry, où certains moutons avaient été volés