Bretagne: Des TGV plus rapides et plus nombreux à partir de 2017

TRANSPORTS La SNCF et la région viennent de signer un protocole portant sur un nouveau projet de service TGV et TER…

Jérôme Gicquel

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Des passagers attendent l'arrivée d'un train en gare de Rennes.
Des passagers attendent l'arrivée d'un train en gare de Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Avec la mise en service de la ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes en mai 2017, c’est tout l’ensemble du réseau ferroviaire breton qui va connaître une profonde transformation. Ce nouveau projet de service TGV et TER est au cœur du protocole d’intentions qui a été signé vendredi à Brest par Guillaume Pépy, président de la SNCF, et Pierrick Massiot, président de la région Bretagne.

Mettant Rennes à 1h27 de Paris à partir de 2017, la future ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire va en effet permettre de voyager plus rapidement. Pour «maximiser les gains de temps apportés par la LGV», les TGV qui iront au-delà de Rennes, vers Brest ou Quimper, seront sans arrêt entre Paris et Rennes. «Ils permettront un gain de temps de 45 minutes en moyenne pour la pointe bretonne et de 37 minutes pour Rennes», précise le communiqué commun de la SNCF et de la région.

21 allers-retours quotidiens entre Paris et Rennes en semaine

La SNCF envisage en parallèle de mettre en service trois allers-retours quotidiens de trains dits «accélérés» qui circuleront à 320 km/h, contre 300 km/h actuellement, et s’arrêteront dans les grandes villes bretonnes. La pointe bretonne sera alors à 3h30 de Paris, et peut-être même à 3h15 le vendredi soir avec un TGV qui ne s’arrêtera pas à Rennes et desservira les gares de Saint-Brieuc vers Brest et de Vannes et Lorient vers Quimper.

En plus de la rapidité, c’est aussi la fréquence des trains qui va être revue à la hausse avec la mise en service de la LGV. Deux allers-retours supplémentaires circuleront ainsi du lundi au jeudi sur les axes Paris-Brest et Paris-Quimper. La desserte TGV Paris-Rennes sera elle aussi densifiée avec 1,5 aller-retour supplémentaire par jour, soit au total 21 allers-retours chaque jour de la semaine.

Si le TGV passe la seconde, le TER ne sera pas pour autant délaissé avec la mise en service des nouveaux Regio2N et un effort supplémentaire de 10 millions d’euros par an de la région à partir de 2018 pour développer la complémentarité des offres TGV et TER.