Bretagne: Le premier site de cobaturage largue les amarres

TRANSPORTS Ce service entre particuliers vient d’être lancé samedi pour des liaisons maritimes…

Jérôme Gicquel

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Quatre jeunes de Ploemeur dans le Morbihan sont à l'origine du premier site de cobaturage.
Quatre jeunes de Ploemeur dans le Morbihan sont à l'origine du premier site de cobaturage. — Association Cobaturage

Un trajet en zodiac de Port-Louis dans le Morbihan jusqu’à l’île de Groix le mardi 28 avril à 9h. Voici la première annonce postée sur le site de cobaturage qui vient d’être lancé samedi. Sur le même principe que le covoiturage, cette initiative permet à des passagers de rentrer en contact avec des propriétaires de bateaux pour des traversées en mer. L’idée en revient à quatre jeunes de Ploemeur, tous âgés de 25 ans, qui ont rencontré maintes difficultés pour rejoindre l’île de Groix lorsqu’ils étaient travailleurs saisonniers. «Soit il manquait de bateaux, soit les prix des traversées étaient trop chers», explique Renaud Moy, trésorier de l’association Cobaturage.

Confortés dans leur démarche par la grogne des «cirés jaunes» fin 2014, les quatre compères ont donc l’idée de monter une association «afin de réfléchir à de nouvelles dynamiques de déplacement dans une démarche solidaire et durable». Une campagne de financement participatif leur a ensuite permis de lever 5.870 euros pour créer le site.

Le propriétaire du bateau fixe le prix de la traversée

Le service désormais lancé, il ne reste plus qu’à trouver des cobatureurs. Les plaisanciers peuvent ainsi s’inscrire gratuitement sur le site et indiquer les dates et le trajet de leur virée en mer. Les voyageurs pourront quant à eux consulter librement les annonces et profiter de la traversée à moindre frais. «Nous ne fixerons pas de prix. Ce sera au propriétaire de bateau de le fixer. L’idée n’est pas de faire bateau taxi pour gagner de l’argent. Il s’agit plus de partager un bon moment sur un bateau tout en réduisant l’impact environnemental des trajets», précise Renaud Moy.

Contrairement aux sites de covoiturage comme Blablacar, la transaction financière ne se fera pas sur Internet, le passager remettant la somme d’argent au plaisancier le jour de la navigation. Le site se cantonnera pour l’heure à la seule Bretagne mais l’association n’exclut pas de lancer son service dans d’autres régions si le succès est au rendez-vous. Une application mobile est également dans les cartons.­