Saint-Malo: Trois ans après, le mystère demeure autour du décès de Céline

FAITS DIVERS La famille de la lycéenne a écrit un courrier à François Hollande…

Camille Allain
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Suite à la mort de Céline Giboire, des appels à témoins avaient été placardés à l'entrée du parc de Corbières à Saint-Malo.
Suite à la mort de Céline Giboire, des appels à témoins avaient été placardés à l'entrée du parc de Corbières à Saint-Malo. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Voilà plus de trois ans que le corps de Céline Giboire, alors âgée de 16 ans, a été retrouvé sans vie au pied des falaises du parc de Corbières à Saint-Malo. Trois ans que sa famille attend de savoir ce qui est arrivé à la lycéenne, qui avait quitté précipitamment son lycée rennais le 27 février 2012 pour rejoindre Saint-Malo en stop, ville qu’elle connaissait peu.

A l’époque, une enquête avait été ouverte pour meurtre, des traces d’un acte de nature sexuelle ayant été décelées sur le corps de la jeune femme. A l’époque, l’appel à témoins lancé n’avait pas permis de retrouver le ou les automobilistes qui avaient pu emmener Céline dans la cité corsaire.

Sa famille écrit au Président

Trois ans plus tard, l’enquête est au point mort et les enquêteurs privilégient la thèse du suicide. Lundi, le frère et la sœur de la jeune femme ont écrit au Président de la République François Hollande, rapporte Ouest-France. «Nous avons le sentiment que le système judiciaire nous amène à une conclusion bien trop facile, celle du suicide», écrit la famille.

 

Vue du haut de l'anse de Corbières. La jeune femme a été retrouvée en contrebas, sur les rochers. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

 

Pour tenter de connaître la vérité, les parents de Céline ont fait appel à un enquêteur privé, ancien de la gendarmerie, rapporte Le Parisien. L’agent privé s’est penché sur les nombreux éléments troublants qui émaillent le dossier. Le corps de Céline avait ainsi été «retrouvé à 32 mètres du point d’impact» alors que la jeune fille avait chuté d’une hauteur de 16 mètres. L'autopsie avait d'ailleurs révélé que la lycéenne n'était pas morte sur le coup. A-t-elle pu se hisser jusqu’au bord de l’eau? Ou bien peut-on croire à une potentielle intervention humaine extérieure? Une éventualité balayée par la dernière expertise menée en 2013 qui conclut que «l’adolescente aurait pu ramper». Quant aux traces d’agressions sexuelles, «elles pourraient être dues à la chute sur les rochers», rapporte Le Parisien.

Toujours ouverte, l’enquête n’avance plus, faute d’élément. La police judiciaire n’a jamais pu refaire le trajet emprunté par la jeune femme.