Rennes: Le nouveau président de Rennes 2 enterre définitivement la fusion

EDUCATION Le professeur de géographie vient d’être nommé ce vendredi à la tête de l’université…

Jérôme Gicquel
Olivier David a été nommé ce vendredi matin président de Rennes 2.
Olivier David a été nommé ce vendredi matin président de Rennes 2. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Sans surprise, Olivier David, 47 ans, a été élu ce vendredi matin président de Rennes 2 à l’issue du vote du conseil d’administration. La liste conduite par le professeur de géographie était arrivée assez largement en tête le 25 mars lors du vote pour la présidence de l’université. Cette élection anticipée faisait suite à la démission fin janvier de Jean-Emile Gombert en raison de l’opposition d’une grande partie du conseil d’administration au projet de fusion avec Rennes 1.

Désormais à la tête de Rennes 2, Olivier David met d’ailleurs un point d’honneur à enterrer définitivement cette fusion, assurant qu’«aucune nouvelle négociation n’est prévue» avec Guy Cathelineau, son homologue de Rennes 1. «Ce n’est pas une posture de repli, ni d’enfermement. Mais aucune alternative à la fusion n’était proposée. Si on l’avait engagée, Rennes 2 prenait le risque de devenir la quatrième fac d’une université regroupant les trois autres facultés de Rennes 1. De plus, nous n’aurions pas pu prétendre à plus d’un quart des sièges au niveau de la gouvernance», se justifie-t-il.

Quelle place pour Rennes 2 dans l'université Bretagne-Loire?

Olivier David ne ferme pas pour autant la porte à des collaborations futures avec Rennes 1. «D’ailleurs, il n’y a pas eu besoin de fusion pour que les deux universités aient déjà des relations», poursuit-il.

Durant son mandat de quatre ans qui démarre, Olivier David va désormais s’attacher à placer Rennes 2 dans le nouveau paysage universitaire qui se dessine à l’échelle régionale avec le projet de communauté d’universités (ComUE) et d’établissements Bretagne Loire. «Rennes 2 dispose de tous les atouts pour devenir le grand pôle fédérateur du secteur des arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales de l’Ouest de la France», ambitionne-t-il.