Bretagne: Le projet d’extraction de sable en baie de Lannion verra bien le jour

ENVIRONNEMENT Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron vient d'accorder une concession limitée, provoquant la colère des opposants…

J.G. avec AFP

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Manifestation à Lannion le 24 janvier 2015 pour pour protester contre un projet d'extraction de sable coquillier dans la baie
Manifestation à Lannion le 24 janvier 2015 pour pour protester contre un projet d'extraction de sable coquillier dans la baie — Damien Meyer AFP

Malgré la mobilisation des opposants, le projet d’extraction de sable dans la baie de Lannion (Côtes d’Armor) vient d’obtenir le feu vert de Bercy. Le ministre de l'Économie vient en effet d’accorder ce mardi une concession à la Compagnie armoricaine de navigation (groupe Rouillier) pour l'extraction de sable coquillier dans la baie.

Emmanuel Macron a toutefois limité l'extraction à 50.000 m3 au cours de la première année, avant d'augmenter progressivement pour atteindre les 250.000 m3 après cinq années d'exploitation. L'arrêté préfectoral ne sera initialement délivré que pour une période d'un an «afin de rendre effectif le suivi des opérations d'extraction et en permettre l'arrêt si nécessaire», a précisé Bercy. L’extraction de sable sera par ailleurs interdite pendant la période estivale entre mai et août.

«Un danger pour l’environnement et l’emploi» selon les opposants

«Les études concluent avec suffisamment de certitude à l'absence d'impact significatif sur l'environnement et les autres activités pour pouvoir débuter l'extraction», a constaté Emmanuel Macron, cité dans le communiqué de Bercy. «Mais il faut être vigilant et démarrer progressivement avec un suivi strict pour pouvoir déceler tout impact imprévu et adapter en conséquence le projet», a-t-il ajouté.

Les opposants du collectif «Le peuple des dunes du Trégor» ont exprimé leur désaccord avec la décision du ministre pendant la réunion et ont quitté les lieux. «La baie est en danger, non seulement d'un point de vue environnemental, mais aussi sur le plan de l'emploi. Les premiers touchés, ce seront les pêcheurs professionnels», a indiqué le président de l’association Alain Bidal à l’issue de la réunion, convaincu que l'extraction va faire fuir les poissons de la région.