Ligue B: «On est comme un tennisman qui sert pour rester dans le match», illustre l'entraîneur rennais Nikola Matijasevic

Interview Le Rennes Volley 35 doit impérativement battre Orange s'il veut encore croire en la remontée en Ligue A...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Le coach Nikola Matijasevic, donnant les consignes à ses joueurs contres Asnières, le 13 décembre 2014.
Le coach Nikola Matijasevic, donnant les consignes à ses joueurs contres Asnières, le 13 décembre 2014. — C. Peoc'h / Rennes Volley 35

Sixième de Ligue B à l’issue de la première phase, le Rennes Volley 35 s’est incliné samedi dernier à Orange (3-0), en quart de finale aller des play-offs. Désireux de retrouver l’élite, un an après sa relégation, le club breton est dans l’obligation de vaincre à domicile, mardi (20 h).

En cas de succès, les joueurs de Nikola Matijasevic retourneraient dans le Vaucluse, vendredi, pour y disputer un match d’appui. En cas de défaite, la saison serait (déjà) terminée. Une seconde hypothèse que rejette en bloc l’entraîneur franco-serbe…

Comment abordez-vous ce match retour contre Orange, pour ce qui s’apparente comme le rendez-vous le plus important de l'année, jusqu’à maintenant ?

Pour nous, il n’y a rien de nouveau. On a connu cette situation tout au long de la saison, où chaque rencontre était décisive dans la course aux play-offs. Ce n’est qu’avant le déplacement à Martigues [le 28 mars], qu’on a su qu’on ne partirait pas trop tôt en vacances…

C’est donc un nouveau match couperet qui se présente. Si on perd, c’est fini pour nous, on le sait. On est comme un tennisman à un set zéro et 5-4 contre lui : on va servir pour rester dans la partie. On n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer cette deuxième mi-temps, mais on espère en obtenir une troisième… comme les rugbymen (sic).

Le public rennais peut-il être le fameux 7e homme ?

Je ne sais pas quel impact [sur l’assistance] aura le fait de jouer en semaine, mais si les spectateurs viennent en nombre, ça ne pourra être que bénéfique pour nous. Surtout, on aura nos repères à Colette-Besson, notamment au service. Un domaine dans lequel on a péché ce week-end, sachant que leur salle est quand même très basse et mal éclairée. Les options sur nos engagements seront différentes, et j’espère que le problème majeur venait de là, à l’aller. On va vérifier ça demain.

Quel que soit son dénouement, l’exercice n’aura pas été de tout repos, entre blessures à répétition et démission de certains…

Déjà, ce n’est pas encore fini. On a l’occasion de renverser la vapeur face à l’équipe la plus hargneuse du championnat. On a perdu 3-0, mais quand on additionne les points, on n’en a que sept de retard [Orange s’est imposé 27-25, 25-22, 26-24]. Par conséquent, il est prématuré d’établir un bilan.

Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai essayé de m’adapter à la situation. Les gars, eux, ont réagi collectivement, et croyez-moi, ce n’était pas chose aisée, d’autant qu’il a fallu aussi gérer la frustration de l’année précédente. Je pourrais écrire une thèse, là-dessus…

Vous êtes-vous déjà qualifié après avoir été mené 1-0, au cours de votre carrière ?

Ça s’est produit avec Chaumont, quand nous sommes montés en Ligue A [en 2012]. On avait perdu 3-0 à Nice, avant d’égaliser puis de remporter la belle, à chaque fois sur le score de 3-2. Mais ce n’est pas mon expérience qui va faire la différence, plutôt l’équipe…

Votre effectif sera-t-il au complet ?

Sur le plan médical, tout le monde sera prêt. Ne reste plus qu’à l’être également sur le plan mental.