Rennes: Mariée samedi, l’étudiante tunisienne menacée d’expulsion

FAITS DIVERS Arrivée en 2011 en France, la jeune femme n’a pas pu renouveler son visa étudiant…

Camille Allain

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Une petite centaine de personnes s'est rassemblée mercredi en soutien à Inès, une étudiante d'origine tunisienne menacée d'expulsion.
Une petite centaine de personnes s'est rassemblée mercredi en soutien à Inès, une étudiante d'origine tunisienne menacée d'expulsion. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils étaient une petite centaine à s'être réunis, ce mercredi midi devant la préfecture en soutien à Inès, une étudiante de Rennes-1 d’origine tunisienne menacée d’expulsion. Au milieu des militants associatifs, des syndicalistes et de quelques élus, Corentin et sa famille ont le visage grave. Depuis samedi, le jeune homme a fait d’Inès sa femme. «Cela fait plus d’un an et demi que nous sommes en couple et nous vivons ensemble depuis septembre. Tout le monde peut en attester, notamment ma famille», explique Corentin, visiblement habitué à justifier sa relation amoureuse.

Son visa étudiant n'est pas renouvelé

Arrivée en 2011 à Dunkerque pour étudier les mathématiques, Inès avait validé sa première année de licence dans le Nord avant de venir à Rennes-1 pour poursuivre ses études. «Elle a dû travailler en restauration, ça lui prenait trop de temps. Elle a raté sa deuxième année par deux fois», raconte son mari. C’est là que les ennuis commencent pour la militante syndicaliste qui voit la préfecture lui refuser son renouvellement de visa étudiant. Une obligation de quitter le territoire français (Oqtf) lui est alors adressée en octobre 2014 mais Inès et son mari promettent «ne jamais l’avoir reçue».

En situation irrégulière, la jeune Tunisienne ne peut plus assister à ses cours aujourd’hui, «de peur d’être attrapée par la police aux frontières», selon ses proches. Marié depuis samedi, le couple craint de voir la jeune femme expulsée. «Si elle est renvoyée en Tunisie, elle ne pourra plus revenir», assure Corentin.

La préfecture indique de son côté que le couple sera reçu la semaine prochaine en préfecture «afin de faire le point sur la situation administrative» de l'étudiante.