Final Four: «On doit une belle revanche à nos supporters», estime le vice-président cessonnais Stéphane Clémenceau

Interview Le Cesson-Rennes Métropole Handball retrouve Nantes en demi-finale de la Coupe de la Ligue, une semaine après son élimination en Coupe de France...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

— 

Les Irréductibles cessonnais espèrent sortir vainqueurs du derby contre Nantes, et ainsi accéder à la finale de la Coupe de la Ligue.
Les Irréductibles cessonnais espèrent sortir vainqueurs du derby contre Nantes, et ainsi accéder à la finale de la Coupe de la Ligue. — I. Harsin / Sipa

Présent pour la première fois au Final Four de la Coupe de la Ligue, le Cesson-Rennes Métropole HB affrontera Nantes en demi-finale, au Kindarena de Rouen (samedi, 17 h 30). «Ce n’est que du bonheur», annonce le vice-président Stéphane Clémenceau.

Les Irréductibles ont-ils rendez-vous avec leur histoire, ce week-end ?

Potentiellement oui, parce qu’on n’a jamais été aussi près d’accrocher un titre majeur, synonyme de qualification historique pour une Coupe d’Europe (l’EHF). Mais jamais aussi loin également, puisqu’il reste quand même deux marches importantes. On n’est pas forcément dans une bonne dynamique, notamment face à Nantes. Le point positif, c’est qu’on est complètement outsiders.

En tant que dirigeant historique, justement, comment vivez-vous cet événement ?

Vraiment, c’est zéro stress. Jamais je n’ai abordé un événement handballistique en étant aussi décontracté. Quelque part, je vais reprendre ma casquette de supporter. Ce qui est très confortable, finalement…

La situation est-elle comparable au match de la montée en D1, en 2009 ?

Pour moi, ça ne revêt pas la même importance, même si ça peut être très beau à la fin. Ce Final Four vient couronner six ans de LNH. C’est une étape supplémentaire dans notre construction. Bien sûr, il ne faut pas s’arrêter à ça, mais j’y vois là un nouveau crédit apporté à ce qu’on fait depuis des années.

Le quart de finale de Coupe de France contre Nantes (23-29), dimanche dernier, s’est avéré un peu bizarre...

C’était un jeu de dupes… Des deux côtés, on avait envie de ne pas dévoiler les batteries. Nantes doit se dire qu’il est plus facile aujourd’hui de gagner la Coupe de la Ligue que la Coupe de France, compte tenu des équipes restantes. Sans les galvauder, Cesson, Toulouse et Dunkerque sont moins forts que Montpellier, Paris et Chambéry.

Dans ce premier derby de la semaine, Cesson avait été absent en défense en première mi-temps (11-20), et avait manqué un grand nombre de «tirs faciles»…

J’ai dit à Yérime [Sylla, l’entraîneur] que le plus important était de respecter l’événement, donc d’être au niveau. Dimanche, on s’est un peu battus nous-mêmes, même si Nantes est plus fort, avec une profondeur de banc qu’on n’a pas. On doit une belle revanche à nos supporters.

Mickaël Robin effectuera son retour dans les buts, après son accident domestique…

Il a l’expérience des grands rendez-vous. Mine de rien, aussi, il est assez meneur pour commander sa défense avec autorité, etc. Kévin [Bonnefoi, le 2e gardien], lui, est encore timide. Dans l’esprit de nos adversaires, le n°1, c’est Mickaël Robin. Et on sait que Micka, dans un grand jour, est capable d’être monstrueux. Il sera supra motivé, et je souhaite qu’il tire tout le monde vers le haut.