Rennes: Un Refuge pour les jeunes homosexuels du Grand Ouest

SOCIETE Fondée en 2003 à Montpellier, l’association prévoit d’ouvrir une délégation dans la capitale bretonne cet automne…

Jérôme Gicquel

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Etienne, bénévole de l'association, et Pierre Meunier, porteur du projet d'un Refuge à Rennes.
Etienne, bénévole de l'association, et Pierre Meunier, porteur du projet d'un Refuge à Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Accompagner au quotidien des jeunes rejetés par leurs proches en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. C’est la mission du Refuge, association fondée en 2003 à Montpellier par Nicolas Noguier. Déjà présente dans une dizaine de villes en France, l’association était jusqu’à présent absente dans le Grand Ouest. Une délégation du Refuge devrait toutefois voir le jour à Rennes d’ici octobre avec également l’ouverture d’antennes à Nantes, Caen et Quimper.

Complémentaire d’autres associations luttant contre l’homophobie ou l’errance des jeunes, le Refuge se distingue en proposant «une prise en charge globale» des jeunes homosexuels ou trans. «C’est d’abord de l’écoute et un soutien psychologique auprès de personnes qui sont en danger dans leur cercle familial. Il y a aussi un volet hébergement et recherche d’emploi», explique Pierre Meunier, qui porte le projet à Rennes.

L'association accompagne chaque année 300 jeunes

A son ouverture fin 2015, le Refuge prévoit d’accueillir entre 5 et 7 jeunes avant de passer à 10 ou 15 jeunes en 2016. L’association met ainsi des logements à disposition des jeunes «pour leur laisser le temps de se reconstruire», explique Etienne, bénévole de l’association. Le Refuge dispose dans ses délégations d’appartements relais ou témoins pour les accueillir et prend aussi en charge des nuits d’hôtels pour de l’hébergement d’urgence. «Mais malheureusement, nous ne pouvons répondre favorablement qu’à un tiers des demandes», souligne Pierre Meunier.

Chaque année, le Refuge accompagne en moyenne 300 jeunes sur l’ensemble de la France. «Sur les trois régions du Grand Ouest, on estime que 40 jeunes pourraient potentiellement être accueillis» poursuit le bénévole, qui s’active désormais à chercher «deux appartements T4» auprès des bailleurs privés et sociaux pour l’ouverture de la délégation rennaise.