Bretagne: De la prison avec sursis et de lourdes amendes requises au procès de la Cooperl

JUSTICE Le numéro un français du porc est jugé dans une affaire de fraude avec de la viande contaminée aux salmonelles...

J.G. avec AFP

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Le site de la Cooperl à Montfort-sur-Meu.
Le site de la Cooperl à Montfort-sur-Meu. — André Durand / AFP

Des peines de 2 à 18 mois de prison avec sursis ont été requises mercredi à l'encontre de six salariés du groupe coopératif breton Cooperl, numéro un français du porc, dans une affaire de fraude avec de la viande contaminée aux salmonelles. Le jugement a été mis en délibéré au 2 juillet. Comparaissant devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, les prévenus sont soupçonnés d'avoir, entre 2010 et 2012, maquillé des résultats d'autocontrôles, de façon à commercialiser comme exemptes de salmonelles quelque 1.500 à 2.000 tonnes de viande de porc contaminée.

Le vice-procureur de la République de Saint-Brieuc, Alain Le Coz, a réclamé la plus lourde peine (18 mois avec sursis) pour Jean-Michel Mauboussin, directeur de la branche industrie viandes de la Cooperl, considéré par lui comme «l'architecte du système frauduleux». Le président de la Cooperl, Patrice Drillet, comparaissait également en tant que personne morale.

L'UFC Que Choisir réclame 2,9 millions d'euros

Contre la coopérative, numéro un du porc en France, le parquet a requis une amende de 1,875 million d'euros, le quantum maximum. Il a réclamé également la confiscation des avoirs saisis lors de l'enquête préliminaire, soit 2,9 millions d'euros. Du côté des parties civiles, les douanes ont réclamé une amende de 1,7 million d'euros et l'UFC Que Choisir 2,9 millions d'euros de dommages-intérêts.

Les défenseurs ont plaidé la relaxe. Ils ont affirmé que la Cooperl n'a fait courir aucun risque aux consommateurs sur la période 2010-2012 et que la méthode d'analyse que la Cooperl avait mise en place était pertinente.