Rennes: A 19 ans, Paul Marques Duarte veut se frotter aux grands du cinéma

CINEMA Le jeune réalisateur rennais planche sur le clip d’un artiste américain...

Camille Allain

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Paul Marques-Duarte est réalisateur, à 19 ans.
Paul Marques-Duarte est réalisateur, à 19 ans. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La première fois que nous avions rencontré Paul Marques-Duarte, il avait à peine 17 ans. Le Rennais s’apprêtait alors à monter les marches du prestigieux festival de Cannes pour défendre son court métrage Fruit qu’on fit.

Deux ans plus tard, le très jeune réalisateur n’a pas perdu son visage enfantin, ni son amour pour le cinéma. Sélectionné pour co-réaliser le clip de l’artiste américain Matthew Marsh, Paul Marques-Duarte a commencé le tournage lundi, dans une vieille maison de Melesse, au nord de Rennes. Mardi, il emmènera son équipe au Cap Fréhel, pour tourner la suite du clip.

A Rennes, tout le monde s'entraide

On parle là d’un tout petit budget (1.200 euros pour deux jours de tournage), mais peu importe. «Ça m’offre une belle expérience à l’international car le clip est tourné dans quatre pays différents: la Corée du Sud, les Etats-Unis, les Philippines. J’ai déjà beaucoup appris», explique le tout jeune réalisateur, qui a conversé via Skype pendant six mois pour mettre sur pied son projet.

Paul a même réussi à convaincre le jeune Jérémie Duvall, repéré aux côtés de Gérard Lanvin dans Le Fils à Jo et de François Cluzet dans Mon père est femme de ménage, de venir tourner pour lui, gratuitement.

Je suis un Homme from Paul Marques Duarte on Vimeo.

Malgré son jeune âge, Paul Marques-Duarte a su vaincre sa timidité pour imposer ses idées. «L’avantage à Rennes et en Bretagne, c’est que tout le monde s’entraide», explique-t-il. Inscrit en service civique dans l’association de promotion de cinéma Libero, Paul n’hésite pas se faire aider par de jeunes ados sur ses tournages. Des jeunes passionnés comme lui. «J’ai écrit un one man show quand j’avais 11 ans et je l’ai joué devant 150 personnes. Aujourd’hui, j’en serai incapable. Mais je savais déjà que je voulais faire du cinéma».

Il a rencontré Michel Hazanavicius

Huit ans plus tard, Paul a progressivement gravi les échelons. Et depuis qu’on lui a confié sa première caméra, le jeune réalisateur ne cesse de tourner, quand il n’est pas à la fac pour suivre ses cours de cinéma.

L’an dernier, son court-métrage Je suis un homme avait terminé 8e au Nikon film festival. Pas mal pour un concours qui présente plus de 1.000 inscrits. «J’avais pu rencontrer Michel Hazanavicius lors de la remise des prix, c’était vraiment impressionnant». On lui souhaite la même carrière que le réalisateur de The Artist et OSS 117.