Ligue 1: Philippe Montanier et le FC Nantes, l'histoire d'un acte (vraiment) manqué

Football L'entraîneur du Stade Rennais a brièvement porté le maillot des Canaris durant sa carrière de joueur...

Jeremy Goujon

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Philippe Montanier, saluant ici les supporters rennais, n'a pas coulé que des jours heureux du côté de la Beaujoire.
Philippe Montanier, saluant ici les supporters rennais, n'a pas coulé que des jours heureux du côté de la Beaujoire. — P. Minier / Ouest Médias / Sipa

En tant que joueur, son nom est principalement associé au Stade Malherbe de Caen, avec qui il dispute notamment le «match de l’année 1992», selon France Football (contre le Real Saragosse, en 32e de finale de la Coupe UEFA).

Barré par «Ciro» et Marraud

Ancien gardien de Toulouse, Gueugnon et Saint-Etienne, Philippe Montanier est également passé par le FC Nantes. Le temps d’une saison, celle estampillée 1990-1991, au cours de laquelle l’actuel coach du Stade Rennais ne participe qu'à huit rencontres de D1. En 2009, le futur «Monty» avouera avoir fauté en rejoignant les Canaris.

«J’ai eu beaucoup de propositions, mais j’ai fait le mauvais choix en allant à Nantes. J’ai été recruté par le président [Max Bouyer], pas par l’entraîneur. Les erreurs font partie d’une carrière. Le problème, c’est qu’on ne le sait qu’après les avoir commises.» Dans un contexte ligérien pollué par de graves difficultés financières, le portier normand n’entre pas dans les plans du technicien croate Miroslav «Ciro» Blažević, qui lui préfère David Marraud.

Pas vraiment l'homme de la situation

Cependant titulaire à Marseille, le 27 janvier 1991, Montanier encaisse ce jour-là six buts (6-0). La déroute précipite le retour de Jean-Claude Suaudeau sur le banc nantais, tandis que Marraud squatte les cages pour finir l’exercice.

A l’arrivée, le FCN termine 15e du championnat, soit son pire classement dans l’élite depuis son accession en 1963. Philippe Montanier à Nantes, c’est en fait l’histoire d’un mec au mauvais endroit, au mauvais moment...