Bretagne: L’économie du sport pèse près de 3 milliards d’euros

ECONOMIE La première étude du Conseil du sport évoque les retombées économiques de la filière…

Camille Allain
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Des joueuses du Stade Rennais Rugby, qui évolue dans l'élite.
Des joueuses du Stade Rennais Rugby, qui évolue dans l'élite. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Créé il y a trois ans sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, alors président de la région, le Conseil du sport vient de rendre son premier rapport. Le document de 20 pages dresse un état des lieux de la pratique sportive en Bretagne et évoque le poids du secteur dans l’économie régionale. D’après les estimations du conseil, la filière sportive représentait 2,8 milliards d’euros d’activités en 2013, soit 3% du PIB régional. Pour comparaison, le tourisme représente, lui, 8% du PIB.

 

«Si l’on veut développer l’économie du sport et notamment l’emploi, il nous fallait d’abord un état des lieux. Que l’on sache quelles sont les pratiques les plus répandues, celles qui pèsent le plus dans l’économie», explique Jean Kerhoas, président du groupe économie du Conseil du sport. L’instance a comptabilisé 200.000 bénévoles dans la région et 29.000 emplois directs dans les associations, collectivités et entreprises du sport.

Le nautisme rapporte plus que le foot

Sans surprise, c’est d’abord le nautisme qui pèse le plus dans l’économie avec 858 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un chiffre gonflé par les revenus de l’industrie de la voile et l’organisation de courses au large. Avec près d’un million de pratiquants par an, les sports nautiques et de bord de mer profitent des touristes pour s’installer au top des activités. Derrière, le football et ses 142.000 licenciés et quatre clubs pros génèrent près de 400.000 euros de chiffre d’affaires.

Les centres aquatiques (100.000 pratiquants réguliers), le tennis (46.000 licenciés), l’équitation (37.500 licenciés), le cyclisme (23.400 licenciés) devancent les sports collectifs comme le handball, le volley et le basket, qui réunissent 67.000 licenciés à eux trois.

Le sport, «pas seulement un truc du dimanche»

Le conseil régional espère également se saisir du dossier pour s’octroyer de nouvelles compétences. «Trois milliards, ce n’est pas rien. Pour nous, c’est l’occasion de montrer aux généralistes de l’économie que le sport n’est pas seulement un truc sympa à faire le dimanche mais un vrai secteur qui mérite de la considération et des moyens», embraye Daniel Gilles, vice-président de la région en charge des sports. En charge de la formation, la région a ouvert l’an dernier un centre de formation des apprentis (CFA) dédié au sport sur son campus de Dinard.