Rennes: Trois mois de prison avec sursis pour le réfugié forcené

JUSTICE Ce Congolais de 29 ans avait semé la panique le 6 octobre à la préfecture d’Ille-et-Vilaine…

Jérôme Gicquel
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Le jeune Congolais, au centre, était soutenu par des membres du Mrap lors de l'audience du 11 février
Le jeune Congolais, au centre, était soutenu par des membres du Mrap lors de l'audience du 11 février — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Un Congolais de 29 ans a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Rennes à trois de mois de prison avec sursis, suspendus à la réalisation d’un travail d’intérêt général de 105 heures. Lors de l’audience du 11 février, il avait était jugé pour des faits de «dégradation» et de «violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique».

Les faits remontent au 6 octobre 2014. Ce jour-là, l’individu s'était rendu à la préfecture Beauregard muni d’une barre de fer et d’un bidon contenant de l’eau de Javel. Son titre de séjour de 10 ans en tant que réfugié avait expiré début août. Furieux de ne pas obtenir le renouvellement de son titre après plusieurs rendez-vous, l’homme avait alors dégradé du mobilier dans l’enceinte de la préfecture. Une fois dehors, il avait également jeté un pavé sur une vitre du bâtiment.

Les policiers lui tirent dessus pour le maîtriser

Se baladant nu-pieds, en tenue de cycliste et avec des traces de charbon peintes sur le corps, l’individu avait ensuite pris la fuite pour se réfugier sur un terrain vague situé près des archives départementales. Trois policiers l’avaient alors pris en chasse, lui demandant d’obtempérer.

Devant son refus et les menaces proférées à leur encontre, l’un des policiers avait tiré un coup de feu avec son arme de service dans le tibia de l’individu pour le neutraliser. Le jeune Congolais devra en outre verser 200 euros à chacun des trois policiers.