Bretagne: Le bâtiment espère un avenir moins sombre

ECONOMIE L'année 2014 a été catastrophique pour le secteur...

Camille Allain

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Le secteur du BTP est l'un des plus gros employeurs en Bretagne.
Le secteur du BTP est l'un des plus gros employeurs en Bretagne. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«2014 restera une année noire pour la construction avec moins de 16.000 logements construits en Bretagne. C’est le plus bas niveau depuis 30 ans». A l’heure d’inaugurer le nouveau siège de la Fédération régionale du bâtiment entièrement rénové, l’optimisme n’est pas vraiment de mise chez les patrons du BTP. Hugues Vanel, président de la délégation régionale avoue «n’avoir guère espoir» de voir la situation s’améliorer en 2015.

6.000 emplois détruits en six ans

Les autorisations de mise en chantier étant en recul de 20%, les patrons du BTP s’inquiètent pour l’avenir de la profession et en appellent aux collectivités. «De grâce, n’anticipez pas la baisse des dotations de l’Etat en période de crise. C’est maintenant qu’il faut investir dans le bâtiment», poursuit Hugues Vanel. En Bretagne, la commande publique représente 27% du chiffre d’affaires des entreprises du BTP, qui comptent sur EuroRennes, la seconde ligne de métro et le futur centre des congrès pour se refaire.

Présent lors de l’inauguration, le président du Conseil régional Pierrick Massiot a tenté de rassurer les troupes, sans élucider les difficultés. «Depuis six ans, 6.000 emplois ont été détruits dans le secteur du bâtiment, soit autant que dans l’automobile. Mais tout s’est fait dans la discrétion». L’élu socialiste a insisté sur l’attractivité de la région, qui doit accueillir 25.000 nouveaux habitants par an. «Il faudra bien loger ces gens», poursuit Pierrick Massiot.

Miser sur la construction durable

Le secteur mise également sur la construction durable et la rénovation thermique pour rebondir. Un établissement de formation spécialisé dans la construction durable pourrait d’ailleurs voir le jour dans la métropole rennaise. «C’est à l’étude. Nous devons rencontrer le recteur à ce sujet», assure Pierrick Massiot.