Ligue des champions: Ce duo rennais qui a fait gagner Chelsea en 2012

Football Dans un ouvrage à paraître jeudi, l'ancien entraîneur des gardiens rouge et noir, Christophe Lollichon, dévoile sa méthode de travail sur les penaltys avec Petr Čech...

Jeremy Goujon
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Christophe Lollichon et Petr Čech, aussi efficaces sur le terrain qu'amis dans la vie.
Christophe Lollichon et Petr Čech, aussi efficaces sur le terrain qu'amis dans la vie. — K. Sulova / AP / Sipa

Petr Čech n’est resté que deux saisons au Stade Rennais (2002-2004). Trop talentueux pour le club breton, le géant tchèque, que le coach László Bölöni n’avait pas hésité à qualifier de « meilleur gardien de la Ligue 1 », a construit son imposant palmarès à Chelsea.

Le Bayern Munich s'en souvient encore

Ligue des champions, Ligue Europa, Premier League, Cup : le natif de Pilsen a remporté tous les titres majeurs avec les Blues. Mais le plus haut fait d’armes de celui qui est, aujourd’hui, en concurrence avec le Belge Thibaut Courtois, demeure la finale de C1 2012, remportée à Munich face au Bayern.

Ce soir-là, Čech écœure les attaquants bavarois. Il stoppe un penalty d’Arjen Robben en prolongation, et plonge toujours du bon côté lors de la séance des tirs au but. Son arrêt sur la tentative d’Ivica Olić, puis le poteau trouvé par Bastian Schweinsteiger, permettront aux Londoniens de soulever la Coupe aux grandes oreilles.

Pour être si performant au bon moment, l’ancien Rennais avait minutieusement préparé son affaire en compagnie de Christophe Lollichon. Dans le livre du Britannique Ben Lyttleton, intitulé Onze mètres, la solitude du tireur de penalty (parution le 26 février aux éditions Hugo Sport), l’ex-entraîneur des gardiens du SRFC (1999-2007) explique pourquoi « l’équipe de Chelsea se sentit en confiance dès qu’il fut établi que la finale se terminerait aux tirs au but ».

Une confiance née de la complicité entre Čech et Lollichon, le premier ayant recommandé à ses dirigeants d’enrôler le second en 2007, tant le binôme avait fonctionné en Bretagne. Bien avant Munich 2012, le Tchèque s’était ainsi déjà distingué dans l’exercice si particulier du « shoot-out ».

Déjà très fort à Rennes pour déstabiliser les tireurs

Si le Stade Rennais était allé jusqu’en quarts de la Coupe de France, lors du cru 2003-2004, c’est parce que son ange gardien avait joué les héros à Angers (1er tour), puis à Toulouse (8e de finale), avec ses mises en échec sur Cédric Fauré et Lucien Aubey. Moins clinquants que Robben et Olić ou qu'une finale d’un Euro Espoirs, cependant…