Comment l'Union Rennes a pris possession de la salle Colette-Besson

Basket Alors que l'URB n'évolue qu'en Nationale 2, près de 2 000 spectateurs sont attendus pour le derby contre l'Aurore Vitré, samedi soir...

Jeremy Goujon

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La salle Colette-Besson vibre depuis le début de saison pour l'URB.
La salle Colette-Besson vibre depuis le début de saison pour l'URB. — B. Rozec / Union Rennes Basket 35

A l’instar de Cesson-Rennes Métropole, l’Union Rennes va-t-elle prochainement demander à jouer dans une salle plus grande ? Contrairement à leurs homologues handballeurs, les basketteurs bretilliens ne figurent pourtant pas au plus niveau national.

Du grand spectacle en perspective

Les hommes de Pascal Thibaud évoluent ainsi en Nationale 2, soit trois divisions en dessous de la Pro A. Cela ne les empêche pas de drainer, en moyenne, plus de mille spectateurs par match à domicile, à la salle Colette-Besson. Et comme la saison dernière, l’enceinte située dans le quartier Bréquigny affichera sans doute complet pour la venue de l’Aurore Vitré, samedi soir (20 h). « En plus d’être un derby, les deux équipes s’affrontent toujours lorsqu’elles sont proches au classement. Il devrait donc y avoir un beau spectacle », promet Kaelig Guégan.


La chargée de relations publiques dévoile la stratégie ayant permis à l’URB de fidéliser un nombreux public, cette saison. « On a vraiment resserré les liens avec les clubs autour de Rennes. On a développé le relationnel, en leur offrant un certain nombre de places, sur un match. En plus, on a instauré des interventions de nos joueurs dans lesdits clubs, les deux mercredis qui précèdent la rencontre à la maison. Du coup, les gamins sont super contents. »

Et comme l’Union marche plutôt bien dans son antre (une seule défaite), « les clubs reviennent après régulièrement », se félicite Kaelig Guégan, qui souligne également la politique tarifaire rennaise. « On pratique les prix les moins élevés de la N2. Chez nous, les places, elles sont à quatre euros. »

Le public a saisi la balle au bond

Considéré comme le parent pauvre du « BHV » (basket, hand, volley), le basket commence donc à fédérer dans la capitale bretonne. « A force de revenir, le public devient de plus en plus connaisseur, observe Guégan. On n'est plus dans un cadre "public-spectateur", mais dans un cadre "public-supporter". On a de l'ambiance dans les gradins comme on n'en a jamais eue. » Cette réussite populaire ferait presque des envieux. « Il n’y a pas longtemps, on a invité le Rennes Volley 35 [autre locataire de Colette-Besson]. Ils font deux fois moins de spectateurs, alors qu’ils sont en Ligue B… »