Rennes: Trois cochons, un bélier et trois moutons en route pour Paris

AGRICULTURE Les animaux de l’Ecomusée seront présentés au Salon de l’agriculture...

Camille Allain

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Aurélien, soigneur à l'Ecomusée de Rennes, douche Iroise, porc de Bayeux.
Aurélien, soigneur à l'Ecomusée de Rennes, douche Iroise, porc de Bayeux. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

D’ordinaire, on ne les lave qu’une fois par mois. Mais depuis une semaine, Iroise, Idole et Image se font bichonner et ont le droit à un shampoing par jour. «Ça les calme, elles aiment bien ça, elles se font gratter le poil». Aurélien est soigneur à l’Ecomusée de Rennes. Comme tout le monde ici, il est impatient de partir pour le Salon de l’agriculture qui débute ce samedi à Paris.

Avec lui, le jeune homme emmènera ses trois truies, ainsi qu’un bélier avranchin et trois moutons d’Ouessant. Objectif: montrer le travail de sauvegarde des vieilles espèces que fait l’Ecomusée toute l’année. «Pour nous, c’est une vitrine. Ça montre notre rôle dans la conservation de races à faibles effectifs», explique Jean-Paul Cillard, responsable zoo-technicien à l’Ecomusée.

Les tétines, objet de convoitise

Vendredi matin, les sept bêtes prendront donc la route, direction Paris. Un long voyage que certaines ont déjà fait l’an dernier. «Deux de nos truies avaient remporté un prix en 2014. Donc cette année, on peut encore viser le podium», poursuit Aurélien. Les deux femelles concourraient alors en catégorie «cochette», c’est-à-dire qu’elles n’avaient pas eu de porcelets. Devenues mamans depuis, elles seront cette fois inscrites en catégories truie. «Le jury regarde les tétines. L’idéal c’est d’en avoir 12 ou 14», explique le soigneur. Le poil, la ligne de dos, la longueur d’oreille, les épis seront également scrutés de près par les professionnels.

«Les plus stressés, ce sont les éleveurs»

Pendant une semaine, la petite troupe rennaise va apprendre à vivre au milieu de la foule. «Les animaux sont habitués car ils voient beaucoup de monde au musée. Les plus stressés, ce sont les éleveurs», plaisante Aurélien. Travailler sur de vieilles races en voie de disparition offre en plus un capital sympathie aux professionnels de l’Ecomusée. «Les gens ont souvent l’image du cochon rose. Alors quand on leur présente une vieille race comme le porc de Bayeux avec ses poils et ses tâches noires, ils sont captivés», poursuit Jean-Paul Caillard. Les animaux rentreront début mars à Rennes.