Rennes: Ils inventent le financement participatif chrétien

INITIATIVE La plateforme de financement participatif ChristFunding vient de voir le jour…

Jérôme Gicquel

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Capture d'écran de la plateforme ChristFunding, mise en ligne depuis le début de l'année.
Capture d'écran de la plateforme ChristFunding, mise en ligne depuis le début de l'année. — www.christ-funding.com

Le financement participatif investit désormais le domaine de la foi. A l’initiative de trois Rennais, soutenus dans leur démarche par la Cantine numérique, la plateforme ChristFunding vient de se lancer sur la Toile.

Un virage 2.0 entrepris par la communauté chrétienne pour financer des projets solidaires ou éducatifs. «C’est un grand dépoussiérage pour inscrire notre communauté dans la modernité. Car ce n’est plus possible de financer des projets uniquement avec des quêtes à la sortie de la messe ou la vente de gâteaux», assure Véronique Poins, qui a cofondé la plateforme avec Guillaume Thomas, PDG de la société rennaise Aladom

«Pas une plateforme identitaire ou communautariste»

Défendant les valeurs chrétiennes de solidarité et de partage, la plateforme ChristFunding affiche en revanche son indépendance vis-à-vis des autorités religieuses. «Nous ne sommes pas le bras armé de l’Eglise. Nous ne sommes pas non plus une plateforme identitaire ou communautariste. Les projets que nous mettons en avant sont d’ailleurs au service de l’homme et pas seulement des chrétiens», se défend Véronique Poins.

La cofondatrice met ainsi en avant le projet d’acheter un scooter pour permettre la construction d’un foyer d’étudiants à Madagascar. «On travaille aussi sur des projets pour permettre à des enfants défavorisés de partir en vacances ou à des femmes détenues de se réinsérer par l’emploi. La restauration du patrimoine fait également partie des domaines d’action tout comme le développement durable», précise Véronique Poins.

Cinq projets sont pour l’heure mis en avant sur la plateforme mais l’équipe de ChristFunding compte bien accélérer la cadence ces prochains mois. «On se donne un an pour valider le projet en espérant avoir réussi à financer cinquante projets d’ici la fin de l’année», souligne la cofondatrice.