Rennes: La soirée cartable refroidie par la météo ?

FETE De nombreux jeunes seront réunis place des Lices pour fêter les vacances…

C. A. et J. G.
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Les bouteilles d'alcool seront vidées dans le centre-ville de Rennes ce vendredi.
Les bouteilles d'alcool seront vidées dans le centre-ville de Rennes ce vendredi. — 20 Minutes

A chaque veille de vacances, les lycéens rennais se donnent rendez-vous place des Lices, histoire de fêter la fin des cours et de boire un coup entre copains. Si l’intention est louable, la grande fête est évidemment souvent entachée d’alcoolisations massives. En mars dernier, une jeune fille était décédée après une soirée cartable à Guingamp. Les villes concernées avaient alors chacune pris leurs dispositions pour limiter les risques.

Les bouteilles seront vidées

Ce vendredi, comme à chaque fois, la police rennaise installera donc des barrages aux abords de la place afin de contrôler les sacs des jeunes. Dans la capitale bretonne, un arrêté interdit le transport d’alcool dans des bouteilles dans le secteur de l’hyper-centre. Même si la météo devrait en rafraîchir plus d’un. «Ce n’est pas la période qui nous pose le plus de problème en principe. Jeudi soir, il n’y avait personne en ville à cause du froid. Ce soir, on verra», lance Gildas Le Guernigou, le responsable tranquillité de la ville.

Demain il y a soirée cartable à rennes ?
— zebda (@UneDispute) 5 Février 2015
 

Malgré cette probable baisse de fréquentation, la police mènera ses traditionnels contrôles. «Le dispositif est bien rodé et on n’entend pas l’arrêter», affirme Gildas Le Guernigou. Par ces opérations, le responsable de la tranquillité publique espère faire de la prévention. «Il n’y a aucune verbalisation. On ne fait que vider les bouteilles d’alcool devant les jeunes». Certains rusent, évidemment. «Si on cache bien sa bouteille au fond du sac, ça passe. Et puis les policiers partent assez tôt», affirme Tatiana, lycéenne de 16 ans.

«Ça gâche un peu l'ambiance»

Lors de la première opération, 800 à 900 bouteilles avaient ainsi été interceptées. «Je ne suis pas sûr que ça fasse diminuer le nombre de malaises, mais ça incite les jeunes à faire attention. Si on peut leur éviter de prendre des quantités anormales…», poursuit Gildas Le Guernigou.

Un phénomène qui ne fait pas rire, y compris dans les rangs des fêtards. «Ces soirées, tout le monde en parle au lycée. C'est sympa, on se retrouve entre potes, on discute, on écoute de la musique. Par contre, y'en a qui boivent et qui fument beaucoup. Du coup, y'a souvent des bagarres ou alors des comas éthyliques, ça gâche un peu l'ambiance», estime Tatiana. La jeune femme s’inquiète aussi «de voir de plus en plus de collégiens».