Meurtre d'une étudiante à Rennes: Le principal suspect en garde à vue grâce à l'ADN

FAITS DIVERS Lucie Beydon a été tuée de 21 coups de couteau dans la nuit du 3 au 4 septembre 2004...

Jérôme Gicquel

— 

L'Hôtel de police de Rennes, situé boulevard de la Tour d'Auvergne.
L'Hôtel de police de Rennes, situé boulevard de la Tour d'Auvergne. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Plus de 10 ans après un meurtre non élucidé, l’ADN du principal suspect a parlé. Lundi matin, un homme de 37 ans, détenu à la maison d’arrêt d’Argentan dans l’Orne, a été placé en garde vue dans les locaux de la police judiciaire de Rennes, rapporte Ouest-France. Sa garde à vue a été prolongée ce mardi et pourrait durer jusqu'à mercredi midi selon le procureur de la République de Rennes.

Les empreintes du détenu correspondent à celles retrouvées sur des coussins appartenant à Lucie Beydon, tuée de 21 coups de couteau dans la nuit du 3 au 4 septembre 2004 dans le centre-ville de Rennes.

Le corps de la jeune femme avait été découvert par les pompiers le dimanche 5 décembre dans la soirée. Au moment des investigations, aucune empreinte n’avait été retrouvée dans l’appartement de l’étudiante brestoise. Mais des coussins tâchés de sang et appartenant à la victime avaient en revanche été découverts dans un parc situé à proximité. Un ADN inconnu avait été détecté sur les coussins, sans résultat.

Ce n'est finalement qu'en 2014 qu'un ADN parle enfin. L’homme interpellé vient d’être condamné à trois ans de prison ferme pour une série de cambriolages commis dans des restaurants de Rennes. Il faisait partie de la liste de vingt suspect et avait été entendu en 2004 à l’époque du meurtre mais aucune charge n’avait été retenue contre lui.