Ligue 1: Pourquoi le Stade Rennais va (encore) s'imposer au Parc des Princes

FOOTBALL Les Rouge et Noir ne partent pas favoris à Paris, et pourtant...

Jeremy Goujon
Le 7 mai 2014, Steven Moreira et les Rennais avaient gâché la fête des Parisiens champions de France, en s'imposant 1-2 au Parc des Princes.
Le 7 mai 2014, Steven Moreira et les Rennais avaient gâché la fête des Parisiens champions de France, en s'imposant 1-2 au Parc des Princes. — G. Jeffroy / Sipa

Sur le papier, le PSG, invaincu à domicile, ne devrait faire qu’une bouchée du Stade Rennais vendredi à 20h30. Sauf qu’il y a au moins trois bonnes raisons de croire en les chances bretonnes…

1. Un remake de l'an dernier. 

Les Rouge et Noir demeurent sur six matchs sans victoire en championnat. Une attaque en berne (trois réalisations) et une défense aux abois (quatorze buts encaissés) sur la période ont transformé un potentiel prétendant à l’Europe en candidat au maintien. La saison passée, le SRFC restait également sur six rencontres infructueuses avant de battre un gros de la Ligue 1, Lyon (2-0), lors de la 23e journée. Hasard du calendrier (?), le club bretillien se rend demain au Parc des Princes pour le compte de la… 23e levée du présent exercice.

2. Le sauveur Paul-Georges Ntep est de retour.

«C’est un joueur important, c’est clair. Après, il y en a d’autres qui sont là pour le remplacer. On a un effectif assez étoffé, mais ça ne fonctionne pas. Il faut aller chercher plus loin que l’absence d’un joueur». N’en déplaise au capitaine Romain Danzé, il existe deux Stade Rennais: l'un avec Paul-Georges Ntep, et l'autre sans son meilleur artificier (sept buts, quatre passes décisives). Plus vu depuis le déplacement à Evian (où il avait marqué) le 10 janvier (1-1), l’ancien Auxerrois sera de retour face aux Parisiens. Qu’il avait crucifiés il y a quelques mois…

3. Reçu quatre sur sept au Parc des Princes.

Si les Bretons ont attendu l’an 2000 pour (enfin) battre le PSG dans son antre, ils l’ont emporté à quatre reprises sur les sept dernières confrontations Porte d’Auteuil. Après 2008 et 2009, le doublé en cours ne demande qu’à être triplé. En 2012-2013, la formation de Frédéric Antonetti, réduite à neuf contre onze au bout de 52 minutes, avait réussi à conserver son avantage (1-2). 

En mai 2014, celle de Philippe Montanier s’était imposée sur le même score (avec un Ntep décisif, donc), quatre jours après sa piteuse finale de Coupe de France. «Nous sommes prudents sur les stats, mais Rennes a réussi plusieurs exploits à Paris dans le passé. Pourquoi ne pas recommencer ?» L’actuel entraîneur voit juste : plus c’est improbable, plus son équipe parvient à déjouer les pronostics.