Rennes: L’eau que vous buvez est-elle de bonne qualité?

ENVIRONNEMENT Le syndicat départemental publie ses données à l’occasion du Carrefour de l’eau…

Camille Allain

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Le réservoir d'eau des Gallets à Rennes et ses 20.000 m3, ici vidangé en 2011.
Le réservoir d'eau des Gallets à Rennes et ses 20.000 m3, ici vidangé en 2011. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Plus de 9.000 visiteurs, 330 exposants et 70 conférences. Pendant deux jours, le carrefour des gestions locales de l’eau qui se tient mercredi et jeudi au Parc Expo mettra à l’honneur le bien naturel le plus précieux. Si le salon s’adresse d’abord aux professionnels, c’est aussi l’occasion de connaître la qualité de l’eau qui coule au quotidien de nos robinets.

«En 2013, 99% des analyses réalisées par l’agence régionale de santé se sont révélées conformes aux limites réglementaires», note le syndicat mixte de gestion pour l’approvisionnement en eau potable de l’Ille-et-Vilaine (SMG35) dans son observatoire de l’eau potable.

«Avoir le meilleur goût possible»

«Le 1% restant est lié à des éléments divers, comme la présence de plomb dans les canalisations des particuliers», explique Jean-Pierre Trouslard, directeur du SMG35. Les pesticides ou la présence de nickel dans les sols expliquent aussi ces rares dépassements. «L’eau du robinet, on peut la boire, c’est sûr. On travaille même sur le goût pour avoir le meilleur rendu possible», poursuit le responsable du SMG35.

La Bretagne n’étant pas réputée pour la pureté de ses eaux, c’est bien grâce au traitement que les services obtiennent une ressource potable de qualité. «En Ille-et-Vilaine, 70% des captations sont superficielles et seulement 30% en souterrain en raison de la géologie de la région. Ces eaux sont souvent plus polluées et doivent donc être mieux traitées. L’inconvénient, c’est que nos usines doivent être plus performantes et donc plus chères à construire et entretenir», poursuit le directeur du SMG35.

Une eau plus traitée... et donc plus chère

D’où un prix de production supérieur à la moyenne nationale. «On est à 2,50 euros le m3 pour une consommation de 120 m3. En France, la moyenne est plutôt autour de 1,50 euro», assure Jean-Pierre Trouslard. Et la situation ne va pas s’améliorer. Dans les années à venir, les syndicats mixtes assurant la gestion des équipements devront s’attaquer au renouvellement des canalisations, installées pour la plupart dans les années 60/70 et prévues pour durer 80 ans au plus. «Ce n’est pas moi qui vais vous annoncer une baisse du prix de l’eau», concède le directeur du SMG35.

 

A Rennes, la ville incite depuis plusieurs années les habitants à boire l’eau du robinet. Dans la capitale bretonne, le prix du mètre cube d’eau avoisine les trois euros (en incluant l’assainissement). La ville vient de voter la gratuité des premiers mètres cubes d’eau.