Stade Rennais: Un bourreau nommé Julien Féret

FOOTBALL Le milieu offensif breton a fait très mal à son ancienne équipe, dimanche…

Jeremy Goujon

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Le Caennais Julien Féret a mis les sentiments de côté pendant les 90 minutes du match contre le Stade Rennais.
Le Caennais Julien Féret a mis les sentiments de côté pendant les 90 minutes du match contre le Stade Rennais. — P. Minier / Ouest Médias / Sipa

Un but, trois passes décisives. Le moins qu’on puisse écrire, c’est que Julien Féret n’a pas manqué ses retrouvailles avec le Stade de la route de Lorient, dimanche après-midi. Grand artisan du large succès de Caen face au Stade Rennais (1-4), le Costarmoricain s’est rappelé au bon souvenir de Philippe Montanier.

Très peu utilisé par l’entraîneur normand, lors de la deuxième partie de saison 2013-2014 (à sa décharge, le coach dut aussi composer avec la blessure de son joueur, dès la reprise hivernale), Féret n’avait cependant pas l’esprit revanchard. « Moi, ce qui m’intéressait, c’était de gagner le match, parce que c’était important pour nous. Ça ne m’empêche pas d’aimer le Stade Rennais ».

De nombreux pépins physiques

Une histoire d’amour faite de hauts et de bas, commencée en l’an 2000 lorsque le natif de Saint-Brieuc pose son baluchon au centre de formation du SRFC. Sans contrat professionnel à l’arrivée (2003), Féret démarre alors un tour de France (Cherbourg, Niort, Reims, Nancy), qui le fera revenir par la grande porte en Bretagne, en 2011.

Très performant durant deux exercices (26 buts, une quinzaine de passes décisives), il atteint son climax lors de la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Montpellier (2-0), le 16 janvier 2013. La suite en rouge et noir sera moins glorieuse, entre baisse de performance et pépins physiques, jusqu’à un départ gratuit, en juin 2014.

Le chouchou de la Route de Lorient

Pas rancunier, Julien Féret oscillait entre deux sentiments, ce week-end. « C’est beaucoup de bonheur, mais après c’est difficile, car c’est le club que je supporte, que j’ai toujours aimé, avouait ainsi l’ex-Nancéien. Aujourd’hui, j’appartiens à Caen, et j’ai envie de réussir l’objectif (du maintien) avec mon équipe. Ce soir, ça tourne vraiment bien pour nous, et j’en suis très heureux. Ce dont j’ai envie, c’est de revenir ici l’année prochaine ».

Au risque de décevoir les supporters rennais, qui ont chaleureusement salué leur ancien chouchou (« Je pense avoir une bonne image ici, et ils avaient envie de me le faire sentir »), Féret s’est empressé de préciser : « En tant que joueur de Caen, je parle ».