Rennes: La lumière sera coupée la nuit dans certains quartiers

ENVIRONNEMENT La ville entend réduire sa consommation énergétique...

Jérôme Gicquel

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A Cesson-Sévigné, l'éclairage public est coupé la nuit depuis 2010.
A Cesson-Sévigné, l'éclairage public est coupé la nuit depuis 2010. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Dans certains quartiers de la ville, il faudra bientôt s’habituer à ne plus avoir d’éclairage public toute la nuit. Suivant les recommandations de son schéma d’aménagement lumière, adopté fin 2012, la municipalité avait déjà l’an dernier éteint la lumière dans la zone industrielle d’Atalante-Champeaux de 23h30 à 5h30.

Mi-février, la ville va étendre sa démarche sur les ZI Sud-Est et de la Route de Lorient, à l’exception de l’axe RN24 sur ce dernier secteur. «A partir d’une certaine heure, il n’y a plus aucun mouvement dans ces zones industrielles donc ça ne sert à rien de maintenir un éclairage public», souligne Daniel Guillotin, élu en charge de l’écologie urbaine.

Se calant sur les horaires des derniers et premiers bus, la ville coupera donc l’éclairage entre 22h et 5h30 dans la ZI Sud-Est et entre 23h30 et 5h30 dans la ZI de la Route de Lorient. Dans cette zone, la lumière sera même totalement éteinte pendant le week-end. «On maintiendra tout de même un éclairage public les soirs de match ainsi que sur les berges de la Vilaine, en lien avec les horaires du Jardin Moderne», précise Daniel Guillotin.

Les zones pavillonnaires également concernées

Pour tenter de «réduire sa consommation énergétique et limiter la pollution lumineuse», la ville de Rennes va même élargir son action à certains quartiers pavillonnaires. Ce sera notamment le cas à la Bellangerais, au nord de la ville, où l’éclairage public sera coupé la nuit à partir de la fin février. Une annonce qui n’est pas du goût de tout le monde dans le quartier. «Beaucoup d’habitants nous ont dit qu’ils étaient contre cette extinction lors de réunions, évoquant notamment un sentiment d’insécurité. Nous allons poursuivre la concertation pour tenter de leur faire comprendre que ce sentiment ne se justifie pas. Au contraire, on observe dans les communes qui ont déjà mis en place cette mesure qu’il y a moins d’incivilités quand il y a moins d’éclairage», poursuit l’élu.

D’autres zones sont également à l’étude comme La Poterie ou Le Landry. «On ne généralisera pas la démarche à tous les quartiers, cela se fera plutôt dans des zones pavillonnaires et pas là où il y a beaucoup de logements sociaux», précise Daniel Guillotin.

Depuis l’adoption du schéma d’aménagement lumière, les mesures mises en place ont permis à la ville d’économiser 1 million de kilowatts-heure. «L’objectif est de réduire la consommation électrique de 20% d’ici 2020», conclut l’élu. En 2014, la ville a dépensé 1,5 million d’euros pour s’éclairer.