Rennes: Et si la crise économique prenait fin en 2015?

EMPLOI Le bilan de la technopole Rennes Atalante laisse présager d'un avenir meilleur...

Camille Allain
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Illustration de l'obtention du label French Tech à Rennes.
Illustration de l'obtention du label French Tech à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Véritable baromètre de l’emploi local, le bilan de la technopole Rennes Atalante est plutôt positif pour 2014. L’an dernier, 907 emplois ont été créés et 475 supprimés dans la technopole qui compte plus de 18.000 salariés.

Ce solde positif de 432 emplois nouveaux (+403 en 2013) laisse espérer le début d’une reprise aux responsables de la technopole. «Nous sommes prudents mais confiants pour 2015. On voit que le tissu économique local résiste bien à la crise», estime Claude Labit, président de Rennes Atalante.

L’innovation est à la fête

Au rang des bonnes nouvelles, notons que c’est tout d’abord l’innovation qui porte l’emploi. En 2014, 325 emplois ont été créés dans des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire). «C’est une tendance nationale. On voit que les grands groupes souffrent d’avantage», explique Claude Labit. L’entreprise de télécoms Astellia ou encore Ariadnext, qui se développe dans la cybersécurité, font partie des plus dynamiques.

«On voit que les secteurs de la cyberdéfense et du numérique se portent bien. Avec l’obtention du label French Tech, on espère qu’il y aura une accélération du développement du numérique», poursuit le président de Rennes Atalante.

 

Nombre de créations nettes d'emploi à Rennes Atalante. - Rennes Atalante

 

Les entreprises des biotechnologies sont également en plein boum. La livraison à la fin du mois du biopôle, pépinière d’entreprises de sciences du vivant, pourrait même accélérer le mouvement. Ce qui laisse espérer une plus grande diversification des activités de la technopole, étroitement liée à la santé du secteur numérique. «Le territoire rennais séduit puisque nous parvenons à attirer des groupes nationaux tels que le fournisseur d’accès OVH ou l’entreprise Abeeway (technologie de géolocalisation)», conclut Claude Labit.