Bretagne: L’avenir des abattoirs AIM devant le tribunal

SOCIAL La direction va demander mardi un redressement judiciaire de la société...

J.G. avec AFP

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Le siège des abattoirs AIM se trouve à Sainte-Cécile dans la Manche.
Le siège des abattoirs AIM se trouve à Sainte-Cécile dans la Manche. — Jean-Francois Monier AFP

La direction des abattoirs normands AIM, qui emploient plus de 600 personnes en France, a confirmé lundi qu'elle demanderait un redressement judiciaire de la société mardi avec l'espoir de trouver un repreneur. L’audience doit se tenir à 11h devant le tribunal de commerce de Coutances dans la Manche.

«Il y a des discussions approfondies en cours» avec des repreneurs potentiels, a indiqué la chargée de communication à l'issue d'un comité central d'entreprise, sans pouvoir en dire plus à ce stade. La direction espère toujours boucler son tour de table dans les «premiers mois» de 2015.

Les salariés d'Antrain en grève ce mardi 

AIM emploie 591 personnes selon la direction, 616 selon la CFDT, principalement à Sainte-Cécile et à Antrain (179 salariés) en Ille-et-Vilaine. Les salariés bretons ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient en grève mardi afin de faire le déplacement jusqu’à Coutances. Ils espèrent ainsi «montrer que leur site est viable».

AIM a été placée en cessation de paiement le 24 décembre. Les salariés ont passé Noël en n'ayant perçu en décembre que 800 euros au lieu des 3.000 euros (salaire de décembre plus 13e mois) qu'ils auraient dû recevoir en moyenne, selon les syndicats. Cela a été partiellement compensé pour la plupart des salariés par une avance de 500 euros du Conseil général de la Manche et de l’Ille-et-Vilaine.