Rennes: La Route du Rhum est «sans doute ma plus belle course» explique Gilles Lamiré

VOILE Le skipper de Cancale a terminé troisième de sa catégorie multi 50…

Camille Allain

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Le skipper Gilles Lamiré au départ de la Route du Rhum à Saint-Malo.
Le skipper Gilles Lamiré au départ de la Route du Rhum à Saint-Malo. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Un peu moins de trois semaines après son arrivée à Pointe-à-Pitre où il a terminé sa troisième de la Route du Rhum, le skipper de Cancale Gilles Lamiré était de retour sur ses terres. Un peu fatigué mais très heureux de sa course et de son trimaran Rennes Métropole Saint-Malo Agglo.

Gilles, c’était votre troisième Route du Rhum et votre meilleur résultat. Satisfait?

C’est ma plus belle course. Le bateau a bien fonctionné et j’ai pu accrocher le podium même si j’ai vu Yves Le Blévec revenir vite derrière moi. Cette troisième place, je la voulais vraiment. Pour moi mais aussi pour tous les gens qui me soutiennent, pour ma région.

Le départ a été mouvementé et de nombreux concurrents ont subi des avaries.

On savait qu’on allait avoir des vents violents, mais c’est un peu normal au mois de novembre dans la Manche. La première nuit a été très difficile mais dès le lendemain matin, j’étais à Ouessant.. Le vent était moins fort mais la mer très difficile. C’est là que j’ai vu Alain Delhumeau démâter à côté de moi.

Etiez-vous informé tous ces abandons? 

Très peu. Je m’intéressais surtout aux concurrents de ma catégorie. Mais j’ai été triste d’apprendre l’abandon de Thomas Coville. J’en avais fait mon favori.

Vous avez aussi croisé la route de quelques poissons volants.

Oui, ils nous prennent pour des prédateurs donc ils sautent en l’air, parfois à plus de cinq mètres de haut. On les retrouve sur le bateau le lendemain matin. Quand je peux, je les remets à l’eau. J’ai aussi aperçu un orque. L’image qui va me rester, c’est sans doute le coucher de soleil juste avant mon arrivée en Guadeloupe.

A vous entendre, on a l’impression que la traversée a été très tranquille.

J’ai eu quelques frayeurs. J’ai dû intervenir une dizaine de fois en urgence. J’ai aussi dû faire face à des problèmes de voiles car les coutures se défaisaient. J’ai appelé la voilerie à Brest et ils m’ont conseillé pour la réparation. Ça a tenu le coup jusqu’au bout.

Avec ce podium vous entrez dans la cour des grands de la voile.

Je sens que le regard a changé sur moi. Il y a une légitimité. Je n’ai pas le même parcours [Gilles Lamiré est armateur, propriétaire de son bateau et pas seulement skipper] donc j’ai pas mal de choses à gérer à côté de la course. Mais je progresse et j’ai un bon bateau.

Qu’allez-vous devenir?

Je vais à Paris samedi pour la remise de prix de la Route du Rhum. Etre entouré de tous ces grands noms, c’est quelque chose pour moi. Ensuite je préparerai la Transat Jacques Vabre qui part en novembre 2015 du Havre.