Ille-et-Vilaine: Des collégiens font cours à l'intérieur des entreprises

EDUCATION Dix classes participent à un dispositif unique en France...  

Camille Allain

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Des élèves du collège Bourgchevreuil à Cesson-Sévigné ont eu cours dans les locaux d'Harmonie Mutuelle à Rennes.
Des élèves du collège Bourgchevreuil à Cesson-Sévigné ont eu cours dans les locaux d'Harmonie Mutuelle à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Mardi, cours de technologie sur les statistiques de santé d’une mutuelle. Jeudi, cours de français sur les plaquettes commerciales de l’entreprise. Alors que les collégiens sont nombreux à galérer pour dégoter un stage de trois jours, l’Union des entreprises eu l’idée d’inviter des classes entières à faire classe au sein même des sociétés.

Vingt-huit élèves de 3e du collège Bourgchevreuil à Cesson ont ainsi passé trois jours chez Harmonie Mutuelle où ils ont alterné cours et découverte des métiers. «Le travail, je pensais que c’était de rester enfermer dans un bureau toute la journée. Ici, on a vu que les gens bougeaient», témoignent Clara et Clémence, 14 ans, pour qui c’était la première expérience professionnelle.

« La plupart des enseignants ne sont jamais sortis de l’école»

Accompagné par le conseil général et le rectorat, le dispositif baptisé «classe entreprise» fait de l’Ille-et-Vilaine un département pionnier. Pour cette première, dix binômes ont été formés avec pour objectif «de démystifier l’entreprise». Et pas seulement dans l’intérêt des collégiens. «Nous voulons aussi montrer aux enseignants un monde qu’ils connaissent très peu. La plupart ne sont jamais vraiment sortis de l’école», lâche Jean-Yves Bessol, inspecteur académique.

Pendant trois jours, les collégiens vont ainsi découvrir différents métiers. «Pour nos salariés, l’expérience est riche. Ils sont fiers de parler de leur métier. C’est valorisant», poursuit le responsable commercial d’Harmonie Mutuelle.

Outre Harmonie Mutuelle, les collégiens ont pu découvrir Ouest-France, Cooper Standard, Aiguillon Construction, Sopral et même Abera, un abattoir de Saint-Brice-en-Coglès.

Un dispositif bientôt élargi

Tout juste lancé, le dispositif devrait déjà être étendu à la prochaine rentrée. «Nous ferons le bilan avant. Mais on a de nombreuses entreprises et collèges intéressés. Il faut que l’on fasse le lien», explique-t-on au Conseil général.