La French Tech connection

Camille Allain
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Le label doit permettre de placer Rennes sur la carte du numérique.
Le label doit permettre de placer Rennes sur la carte du numérique. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«Avoir ce label, c'est une fierté. Cela aurait été une injustice, une anomalie si on n'avait pas été dans la liste. » Patron de la société de télécoms Astellia, Christian Queffélec a été l'un des pionniers du numérique à Rennes. Alors 33 ans après l'invention du Minitel, le PDG savoure l'obtention du label French Tech par la métropole. Associée à Saint-Malo, Rennes a su convaincre la secrétaire d'Etat chargée du numérique Axelle Lemaire de lui accorder une place parmi les neuf métropoles sélectionnées. « Ce label, c'est une bannière, une marque qui doit donner de la visibilité à nos entreprises à l'international », précise Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole.

Un siège à la Mabilais


Dans son dossier, la capitale bretonne a misé sur ses points forts : le contenu audiovisuel, l'e-santé et la cybersécurité. Autant de domaines dans lesquels des pépites ont émergé ces dernières années, y compris au niveau international. « Nous avons besoin d'attirer des talents chez nous. Et pour ça, il nous faut un bassin d'emploi conséquent. C'est illusoire de penser qu'un talent que l'on recrute va faire toute sa carrière chez nous. Il aura besoin d'aller ailleurs. C'est là que nous avons du mal face à des villes comme Paris ou Lyon. Le label doit nous aider à lever ces freins », poursuit Valérie Cottereau, PDG de la société d'audiovisuel Artefacto.

Pour animer ce réseau, la métropole nommera « un monsieur ou madame French Tech Rennes » début 2015. La structure s'implantera dans les anciens locaux d'Orange à la Mabilais et devrait accueillir des espaces de coworking et des bureaux pour implanter les start-up accompagnées. La cantine numérique, aujourd'hui restreinte aux Champs Libres, pourrait également y élire domicile.

■ Soutien financier

La secrétaire d'Etat, qui viendra à Rennes le 5 décembre, a promis 215 millions d'euros pour aider les neuf métropoles retenues. Rennes Métropole votera une enveloppe French Tech le 18 décembre.