Soutien à Rémi Fraisse: L’université Rennes-II fermée mercredi pour éviter l’AG

MOBILISATION Alors qu’une assemblée générale devait se tenir mercredi midi sur le campus de Villejean, la direction de l’université a préféré fermer complètement les locaux...

Bérénice Dubuc

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Le campus de l'université Rennes-II, le 11 novembre 2014.
Le campus de l'université Rennes-II, le 11 novembre 2014. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Alors que plusieurs lycées de la région parisienne ont été bloqués la semaine dernière pour «protester contre les violences policières» et la mort du militant Rémi Fraisse, les mauvaises langues se demandaient quand le mouvement se propagerait à l’université Rennes-II.

La fac rennaise est depuis longtemps réputée pour être l’une des premières bloquées lors des mouvements lycéens et étudiants. Pour une fois, ce ne sont pas les manifestants qui empêcheront les cours d’avoir lieu. Alors qu’une assemblée générale devait se tenir mercredi midi sur le campus de Villejean, la direction de l’université a préféré fermer complètement les locaux ce mercredi. Aucun cours ne devrait avoir lieu.

Pas de prise de risque

Cette fermeture «est liée à l’organisation de cette AG et par rapport aux heurts en centre-ville la semaine dernière», précise le président de Rennes-II Jean-Emile Gombert. Samedi, environ 300 personnes ont défilé dans les rues de Rennes en soutien à Rémi Fraisse. Interdit, le rassemblement n’a pas connu de  réels débordements, contrairement à la semaine précédente, où de nombreuses dégradations avaient été constatées.

Annoncée par quelques tracts, l’assemblée générale n’était pas organisée pas des associations étudiantes et ne «concerne donc pas l’activité de l’université» selon le président qui «n’a pas envie de prendre le risque d’exposer les étudiants et le personnel à une AG qui pourrait être agressive». Etudiants et enseignants ont été prévenus de la fermeture par mail ce mardi.

En fin de journée ce mardi, l'UNEF a condamné dans un communiqué de presse «la décision de l'Université de fermer le Campus de Villejean», ajoutant qu'elle était «choquée par cette décision contrevenant à la liberté de réunion et d'association».