Rennes: Toujours mobilisés pour l’abrogation de l’écotaxe

SOCIAL Ce mardi, transporteurs routiers et patrons ont protesté devant la préfecture de région à Rennes...

A Rennes, Jérôme Gicquel

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Joël Chéritel, président du Medef Bretagne, réclame la suppression du péage de transit poids lourds.
Joël Chéritel, président du Medef Bretagne, réclame la suppression du péage de transit poids lourds. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

«C’est l’impôt le plus mal conçu de la Ve République. Il faudrait créer un Master pour expliquer ce qu’est l’écotaxe. Personne n’y comprend rien et les règles changent tout le temps!». Président du Medef Bretagne, Joël Chéritel ne mâche pas ses mots contre le péage de transit poids lourds, dispositif de financement des infrastructures de transport qui a succédé à l’écotaxe, qui doit entrer en vigueur aux premiers mois de 2015.

«Taxe contre l’économie»
A l’appel du collectif des acteurs économiques bretons contre l’écotaxe, une cinquantaine de transporteurs routiers et de chefs d’entreprise était rassemblée, ce mardi matin, devant les grilles de la préfecture de région à Rennes. Un temps envisagée, l’opération escargot sur la rocade n’a finalement pas eu lieu. «Nous restons déterminés mais nous ne sommes pas là pour bloquer les routes et l’économie», explique Joël Chéritel.

Reçu par le Préfet, le collectif lui a remis un courrier à destination du Premier ministre Manuel Valls. «Nous souhaitons l’abrogation pure et simple de l’écotaxe qui est une mauvaise mesure pour l’économie et l’emploi dans notre région», souligne Frédéric Duval, porte-parole du collectif. Vendredi dernier, le Gouvernement avait reporté pour la septième fois la mise en oeuvre de ce péage pour les poids-lourds. «C’est bien la preuve que c’est un impôt nocif pour l’économie. Ça fait bien longtemps qu’on dit que l’écotaxe est une taxe contre l’économie et non une taxe en faveur de l’écologie», poursuit Joël Chéritel.

Menace sur l’emploi

Selon le collectif, la mise en œuvre du péage poids lourds pourrait se traduire par la suppression de 25 000 emplois dans la région, notamment dans l’agroalimentaire, déjà très impacté par la crise.