« Gazon maudit », le remake

Jeremy Goujon

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Pedro Henrique, et des mottes de terre.
Pedro Henrique, et des mottes de terre. — J.-F. Monier / AFP

Une « escalope » par-ci, une « escalope » par-là… C'est peu dire si la pelouse du Stade Rennais faisait peine à voir, samedi, lors de la venue du PSG. Renouvelée cet été, elle devrait donner entière satisfaction d'ici quelques semaines. Le stadium manager du club breton croise les doigts…

Un changement nécessaire. « A l'intersaison, on a enlevé le gazon de plaquage, sur lequel on jouait depuis cinq-six ans. Il avait fait son temps, déclare Karim Houari. On l'a remplacé par un substrat élaboré et de la matière organique, et on a semé dans ce substrat élaboré. »

Pousser comme un champignon… « Compte tenu des conditions climatiques, et du mélange matière organique-substrat élaboré, il y a eu une réaction chimique dans le sol, ce qui a eu pour conséquence le développement de champignons. D'où l'impact sur l'enracinement de la pelouse », explique Houari.

Quels remèdes ? « Des mesures ont été prises, comme des opérations mécaniques (aération du sol) et de fertilisation (engrais racinaires). Le temps étant l'ami du jardinier, on espère avoir rapidement un terrain qui tiendra le coup... Car du temps, on n'en a pas beaucoup dans le foot. Chaque jour est compté. Ceci dit, entre le match d'Evian [16 août] et celui de Paris, on constate clairement un mieux dans la partie centrale du terrain, devenue parfaitement saine. Sur les deux bandes latérales, par contre, on n'est pas satisfaits du résultat. »

Des joueurs mécontents. « On a eu des remontées d'informations. Le terrain n'était pas stable face à Evian. Depuis, on a gagné en stabilité. On doit tout faire pour que la pelouse ne mette pas en péril l'intégrité physique des joueurs [Kamil Grosicki l'avait tenue pour coupable de sa blessure au dos], puisque c'est leur outil de travail. »

■ Kana-Biyik absent

Toujours sous contrat avec le SRFC mais jugé indésirable par Philippe Montanier, Jean-Armel Kana-Biyik n'a pas posé pour la photo officielle du club rouge et noir, lundi. Jean II Makoun était en revanche présent.