«Dunkerque n'a que 45 minutes dans les jambes»

Propos recueillis par Jeremy Goujon
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Yérime Sylla, époque dunkerquoise.
Yérime Sylla, époque dunkerquoise. — F. Lancelot / Sipa


Cesson défie ce soir Dunkerque (20 h 45), champion de France en titre, pour la reprise de la LNH. Un clin d'œil du destin « assez amusant » selon le nouveau coach des Irréductibles Yérime Sylla, ancien joueur (1994-2001) et entraîneur (2006-2011) de l'USDK.


Démarrer par un déplacement chez le champion n'est pas un cadeau…


On n'a pas de pression. C'est peut-être même mieux d'affronter les Dunkerquois maintenant, car ils ont une grosse saison qui les attend avec la Ligue des champions. Leur préparation est assez différente, et ils ne sont pas forcément au mieux actuellement.


Leurs deux matchs disputés durant le Trophée des champions sont donc un avantage pour Cesson ?


J'ai tendance à le penser. Il y a eu le voyage [la compétition s'est déroulée les 6 et 7 septembre à Monastir, en Tunisie], des conditions de chaleur inhabituelles pour les organismes, et une défaite assez lourde [en finale], même si c'était contre Paris (23-34). Aujourd'hui, Dunkerque, à son niveau, n'a que quarante-cinq minutes dans les jambes [un match dure une heure]. Donc si on est là au bout de quarante-cinq minutes, peut-être qu'il se passera quelque chose pour nous.


Depuis votre prise de fonctions, 


le 28 juillet, vous avez eu le temps d'évaluer votre effectif…


Le groupe a un beau potentiel, il y a de très bons joueurs. On voit qu'à chaque poste, on peut faire des choses. La fragilité de notre groupe réside dans le fait qu'on n'a pas de profondeur de banc. On n'a pas un centre de formation ayant la capacité de nous amener des joueurs performants, si par malheur un pro se blesse.


Cesson s'est toujours appuyé sur sa défense. Ce sera aussi votre credo ?


Dunkerque a fini 1

er

 avec la meilleure défense et la 11

e

 attaque. Ça démontre que la défense est « culturelle » en France. Chez moi, c'est un axe fort. Je ne vais pas changer mes habitudes.