L'effet « ligne à grande vitesse » se fait attendre

Camille Allain

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La LGV arrivera en mai 2017.
La LGV arrivera en mai 2017. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

En mai 2017, si tout va bien, Rennes ne sera plus qu'à 1 heure 37 de Paris en train. Un atout dont aimeraient profiter les professionnels de l'immobilier qui espèrent voir débarquer les cadres aisés d'Ile-de-France pour relancer un marché en berne. A moins de trois ans de la mise en service, l'effet LGV (ligne à grande vitesse) n'est pas encore flagrant, contrairement à d'autres métropoles comme Bordeaux.

L'exemple marseillais


« On a vu les prix augmenter dans le quartier sud-gare ces deux ou trois dernières années, donc on pouvait penser à un effet LGV. Mais le marché s'est stabilisé cette année », explique Corinne Jean, notaire à Châteaugiron. Cet été, quatre étudiants en master d'urbanisme de Rennes-II ont observé d'autres villes, telles que Marseille, Reims ou Nancy, désormais reliées à Paris par des liaisons rapides. « On ne constate aucune anticipation préalable avant l'arrivée de la LGV », concèdent les étudiants. « Mais la progression des prix à Marseille peut laisser penser que la ligne joue sur l'évolution des prix. » Pour Corinne Jean, il faudra attendre quelques années avant de connaître l'effet de la ligne à grande vitesse. « Tout le monde ne va pas acheter à côté de la gare. Les cadres qui quittent leur appartement parisien voudront sans doute s'offrir une maison dans Rennes ou en première et deuxième couronne. » Face à cette clientèle aisée, les prix pourraient cependant partir à la hausse. « Un propriétaire parisien, quand il veut acheter à Rennes, c'est un peu le roi du pétrole », plaisante la notaire.

■ Des prix stables

A Rennes, comme partout dans le département, les prix sont stables. Seule la première couronne continue de progresser, à l'image de Betton, où le prix des maisons anciennes a bondi de 18 %.