«On ne va pas non plus me mettre une statue»

Propos recueillis par Jeremy Goujon

— 

S'il ne revêt qu'un aspect amical, le duel Cesson-Tremblay, ce soir (19 h), aura tout de même une saveur particulière. La rencontre marque en effet le retour du coach David Christmann à la Valette…

On vous avait quitté le 15 mai 2014 [Cesson-Dijon], après un discours d'adieux un peu tendancieux de la part de votre président d'alors…

On était tellement proches, qu'il s'est senti trahi. Je comprends sa réaction, mais devant 1 500 personnes, c'était dur. J'ai beaucoup donné au club de Cesson. On ne va pas non plus me mettre une statue, mais je pensais partir « normalement », avec plus de respect. J'espère que c'est plus de la maladresse, qu'une envie de me blesser. Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre. Je n'ai pas envie de me fâcher avec des gens avec qui je suis ami.

Cela va vous faire drôle de vous diriger, pour la première fois depuis 18 ans, vers le vestiaire visiteur…

Ce sera peut-être plus difficile en championnat, là ce n'est qu'un match amical. En LNH effectivement [le 18 février 2015], ça me fera drôle. Je suis plutôt content de revenir, en tout cas.

Les deux équipes vont disputer leur dernier match de préparation. Sera-t-il donc si « amical » que cela ?

Non, car en général, on y met de l'intensité, c'est évident. Cesson a beaucoup gagné en début de prépa. Là, ils sont un peu plus en difficulté depuis Dunkerque et le Challenge Caraty. Comme nous, ils ont envie d'engranger de la confiance. Ce sera un rendez-vous important pour les deux équipes.

Malgré le départ d'Igor Anic

et de Yann Genty, voyez-vous

Cesson dans la lignée des saisons précédentes (7

e

en 2013 et 2014) ?

Le groupe est stable, les leaders sont restés. La paire de gardiens Robin-Bonnefoi est très bonne. Je crois beaucoup en Romaric Guillo [le successeur d'Anic au poste de pivot], et contrairement à ce que j'ai pu entendre, le côté droit est meilleur que l'an passé.